139 CHIENS ERRANTS ABATTUS, LE PLAIDOYER DE SAMBA NDIOBÈNE KA

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LUTTE CONTRE LA RAGE

139 chiens ont été abattus, 116 pour le département de Dakar, 6 pour Guédiawaye, 5 pour Pikine, 12 pour Rufisque, entre janvier 2018 et août 2019, dans le cadre du Programme régional d’abattage des chiens errants (PRACE). Lequel vise à réduire, de manière conséquente, la population canine errante, à Dakar.

Selon les chiffres du service régional de l’élevage animale de Dakar, repris par Enquête, 828 bêtes ont été vaccinées et dotés d’un carnet de vaccination, pour lutter contre la rage.

D’après le docteur Paly Cissé, s’exprimant lors de la cérémonie de la célébration de la Journée mondiale contre la rage, à Guédiawaye, la plupart de ces interventions sont faites suite à des interpellations de Dakarois mais surtout à l’occasion des cérémonies religieuses.

Concernant l’année en cours, plus de 61 chiens errants ont fait l’objet d’abattage. Et 9 sont mis en observation entre janvier et septembre 2019. Pendant ce temps, 15 personnes ont été mordues par ces animaux, 4 à Guédiawaye, 1 à Pikine et 10 à Rufisque.

S’agissant des difficultés rencontrées au cours des opérations, Dr Cissé regrette la faible implication des collectivités locales, l’absence d’incinérateurs, la difficulté de trouver des lieux d’enfouissement sûrs des cadavres des chiens, la faible implication des médias dans l’information et la sensibilisation des populations sur la prévention et la lutte contre la rage. D’où son appel envers les mairies dans l’accompagnement des services d’élevage notamment la prise en charge de certaines dépenses annexes, l’achat de viande et de petits matériels pour la confection d’appâts, de matériels de protection.

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), rapporte Samba Ndiobène KA, le ministre de l’Elevage et des productions animales, ces morsures causent annuellement près de 60 mille décès chez les enfants en Afrique et en Asie.

Ainsi, déclare-t-il, « pour contrôler voire éradiquer la maladie, des actions majeures suivantes s’imposent : Il s’agit, (entre autres), de l’organisation soutenue de campagnes d’information, d’éducation et de sensibilisation à l’intention des propriétaires de chiens et des populations pour promouvoir un comportement responsable afin de diminuer le nombre de cas humains. Il faut aussi la mise en œuvre de campagnes régulières de vaccination de masse des chiens avec un vaccin de qualité, l’amélioration de l’accès aux soins humains à travers la disponibilité et l’accessibilité des vaccins et des sérums antirabiques. Et, le contrôle de la population de chiens errants. »

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