A l’origine de la belle tradition du Berndé

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MAGAL 2018

Du coq au dromadaire, tout est là ! La célébration du Magal est une occasion de prières mais surtout un moment de joie et d’allégresse. Cet événement, qui commémore pourtant le début d’un long et dur périple de Cheikh Ahmadou Bamba, est célébré avec faste.

À l’heure du grand Magal, Touba est aussi un centre très couru pour sa tradition d’accueil et son goût culinaire. Donner à manger occupe une place non-négligeable dans la célébration du Magal. A l’heure du petit déjeuner, la préférence est portée sur les méchouis et autres charcuteries. Dans toutes les maisons, la nourriture est distribuée en abondance. Des bêtes ont été immolées pour ce jour qui commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké au Gabon, un samedi 10 août 1895.

Quelques années après son retour d’exil, en 1902, le saint homme a demandé à ses fidèles de « l’aider à remercier Dieu ». Cette reconnaissance est justifiée par les bienfaits que le Seigneur lui a accordés durant son exil. Le Cheikh a alors dicté à ses fidèles la manière de commémorer le « 18 Safar ». Outre les séances de récital de Coran et de panégériques sur le Prophète, il s’agit de faire plaisir à sa famille, aux invités et aux nécessiteux par la nourriture. « Du coq au dromadaire », avait ainsi prescrit Serigne Touba.

Depuis, la tradition est perpétuée de plus belle. D’un bélier du temps de Serigne Touba, on en est aujourd’hui à des milliers de bêtes immolées à Touba, mais également dans tout le pays et même dans la diaspora.

Aujourd’hui, le Magal est centralisé à Touba, pôle du Mouridisme. Cela a commencé avec Serigne Fallou Mbacké, deuxième Khalife de Cheikh Ahmadou Bamba. En 1948, il a appelé tous les Mourides à rallier Touba pour y célébrer le Magal. Exactement 40 ans que Touba est le centre de toutes les attentions chaque 18 Safar. Cette année, cela coïncide aussi avec le premier Magal de Serigne Mountakha Bassirou en tant que Khalife général des Mourides.

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