ALPHA CONDÉ, PRÉSIDENT SORTANT, VEUT UNE ÉLECTION LIBRE ET TRANSPARENTE

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PRESIDENTIELLE EN GUINÉE

Un ciel voilé, une fine pluie tombe sur Conakry. Avant de laisser place à un soleil incandescent par intermittence. De temps à autre, les nuages couvrent l’astre. Comme pour préfigurer cette présidentielle guinéenne au résultat encore incertain.

Au quartier Kaloum au centre-ville, devant l’école des sourds de Boulbinet, une estrade est dressée avec une escouade de micros. Le président sortant, Alpha Condé doit parler.

UN COUP FATAL, LE NOUVEAU SLOGAN

Après avoir voté. De loin, la clameur s’entend. Des bérets rouges lourdement armés frayent le chemin. Vêtu d’un abacoste blanc immaculé, les chaussures assorties, le Chef de l’Etat sortant arrive sur les lieux. Un mouchoir blanc entre les mains. Ses partisans s’égosillent : « Un coup fatal », le nouveau slogan !

Après le « Coup Ko » de la présidentielle de 2015. Après quelques minutes, le candidat du RPG, parti au pouvoir s’adresse à la presse. « Mon souhait est que l’élection soit libre, démocratique et transparente. Et que tout se passe dans la paix et la tranquillité. Nous allons faire en sorte de sécuriser tous les bureaux de vote. La Guinée ne peut pas se développer s’il y a pas la paix, la sécurité et l’unité. Nous appelons tous les candidats à éviter tout acte de violence. Si certains veulent perturber, je pense que l’opinion nationale et internationale
sera largement informée. Nous souhaitons que le peuple de Guinée puisse exprimer librement son choix sans aucune interférence et que les observateurs puissent être présents dans les bureaux de vote afin de contrôler que le vote s’est très bien passé. J’espère que les observateurs de l’Union Africaine et la Cedeao pourront se déployer sur le territoire afin de s’assurer par eux-mêmes que le vote a été transparent, démocratique et libre. Je souhaite bonne chance à la Guinée. » Avant d’enchainer son adresse en langue locale.

Quelques minutes après, Alpha Condé qui n’a pas quitté son masque, corona oblige, retourne au palais Sekoutoureya à pied, entouré de sa garde rapprochée. Au centre de vote de l’école des sourds de Boulbinet, le vote se poursuit. Les rangs sont clairsemés. Les électeurs viennent au compte-goutte. Les militaires votent.

Tranquillement. Devant le centre de vote, il y avait plus de militaires et de journalistes que d’électeurs. Dans les rues du quartier Kaloum, les footballeurs en herbe tapent sur le ballon. Les commerces fonctionnent. Sous un ciel mi-voilé. En attendant la fermeture des bureaux de vote. Et les premières clameurs.

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