AUDIO - VENU DÉPOSER UN RECOURS, THIERNO ALASSANE SALL DRIBBLÉ PAR LES GREFFIERS

news-details
PRÉSIDENTIELLE 2019

Le leader de la République des Valeurs est dans tous ses états. Thierno Alassane Sall est très remonté contre les greffiers du Conseil constitutionnel qu’il juge coupables de ne pas avoir accepté de recevoir son recours. Thierno Alassane Sall et son mandataire, venus déposer, ce vendredi, leur dossier de recours se sont vu opposer une fin de non recevoir. Un acte que désapprouve totalement le candidat à l’élection présidentielle de février 2019 dont le dossier de parrainage a été rejeté. « Nous nous sommes présentés à 17h30, avant l’heure la fermeture du Conseil constitutionnel pour déposer un recours. Mon mandataire a entendu patiemment dans une salle d’attente pendant 30 minutes et soudain, tout le personnel du greffe, qui devait recevoir son recours, a tourné talon et est parti sans avertir », a expliqué le président de la République des Valeurs. Selon lui, des personnes bien intentionnées ont essayé vainement de ramener les greffiers à la raison afin qu’ils recueillent leur recours. Mais, ces derniers ont été formels dans leur décision en demandant d’attendre lundi prochain.

« C’est une honte que des greffiers se dérobent comme cela en ignorant les serments qu’ils ont prêtés », T.A.S.

« Nous avons essayé de faire venir des huissiers, nous en avons appelé plus de trois qui n’ont pas daigné se présenter par peur de représailles. Finalement c’est une brave dame qui est venue nous assister », a renseigné l’ancien ministre des Energies. Il considère que cette situation est triste pour un pays comme le Sénégal qui, dit-il, a vécu de grandes luttes démocratiques. « Les huissiers, même s’ils pleuvaient des balles, devaient être là. C’est une honte également que des greffiers se dérobent comme cela en ignorant les serments qu’ils ont prêtés », a-t-il lâché non sans alerter que le Sénégal vit des heures noires. Cependant, ce comportement des greffiers ne fait pas décourager le chef de file de la république des valeurs qui est déterminé à déposer son recours. « Nous reviendrons lundi prochain. Nous ne nous fâcherons pas et nous ne nous reculerons pas. On sera là avec le constat de l’huissier et tout le dossier pour attester que nous ne sommes pas d’accord sur les plus de 18 mille rejets pour autres motifs qui ne sont pas susceptibles de régularisation », prévient-il. Avant d’appeler toutes les sommités de ce pays surtout celles qui souvent sermonnent les hommes politiques en leur demandant d’éviter les discours incendiaires qui peuvent basculer le pays dans le chaos. « Nous essayons d’être calme, serin et tranquille et de suivre la voie du droit. Mais nous disons que c’est bien facile de commenter les actualités derrière un micro à partir de son bureau à l’université. Il s’agit de la démocratie de ce pays. Et les gens qui commentent savent que le pays est en danger ».

Ecoutez la réaction de Thierno Alassane Sall, devant le siège du Conseil constitutionnel

Vous pouvez réagir à cet article