BILAN COUVRE-FEU : 194 INDIVIDUS INTERPELLÉS À KAFFRINE, ZÉRO TOLÉRANCE À TAMBA

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MESURES D’URGENCE

Le constat est fait sur des vidéos devenues virales sur la toile, depuis hier après l’entrée en vigueur du couvre-feu instauré pour, entre autres mesures, stopper la propagation du coronavirus, que les forces de l’ordre n’y sont pas allées de mains mortes pour faire respecter les nouvelles restrictions.

A Kaffrine, à l’intérieur du pays, 194 individus ont été interpellés, et 129 véhicules, 25 motos et 2 charrettes, immobilisés, dans le cadre des opérations menées, au premier jour, par la police et la gendarmerie, selon les estimations du Gouverneur de la région, William Manel, interrogé par Radio Sénégal.

Poursuivant, il indique qu’en dehors des mesures édictées par le chef de l’État, il y en aura d’autres spécifiques à la région, prises par les autorités administratives.

A Tambacounda, le commissaire divisionnaire Alassane Niane qui signale avoir été un peu indulgent pour le premier soir, avertit que ce sera désormais tolérance zéro : "Le commissariat a bouclé durant toute cette période de couvre-feu de 20 heures jusqu’à 06 heures du matin l’ensemble des 29 quartiers que compte la commune. Au résultat, on a eu à immobiliser 26 véhicules, et 9 motos, et des pièces ont été saisies. Comme c’était le premier jour, on a mis l’accent sur la sensibilisation. C’est pourquoi d’ailleurs hier, 02 heures avant le début du couvre-feu, la police est sortie dans la ville avec des sirènes et des mégaphones pour communiquer avec la population, dire que le couvre-feu commençait à 20 heures, et qu’ils devaient prendre toutes leurs dispositions avant cette heure-là. Donc, on considérait le premier jour comme un jour d’application mais un jour aussi de sensibilisation. Mais à partir d’aujoud’hui, (mercredi), c’est fini, il n’y aura plus de tolérance. Non seulement les véhicules seront immobilisés mais aussi les conducteurs se verront appliquer toute la rigueur de la loi".

Me Assane Dioma Ndiaye, le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH), a déjà élevé la voix, dénonçant le matraquage des citoyens récalcitrants.

« Le ministre de l’Intérieur a suffisamment rappelé les sanctions encourues et les agents de l’État ont l’obligation de respecter la loi et non de la violer. Respectons les citoyens, amenons-les à respecter la loi, faisons-en sorte que nos pays puissent dépasser cette étape. Mais, encore une fois, on ne peut porter atteinte à la dignité humaine », a déclaré l’avocat.

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