CONVOCATION À PAU DU G5 SAHEL : L’INDIGNATION DE BABA MAAL

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FRANCAFRIQUE

La convocation par le président français, Emmanuel Macron, des chefs d’Etat du G5 Sahel à Pau, irrite au plus haut point Baba Maal. L’artiste n’est pas loin de l’indignation que cette information a soulevée sur les réseaux sociaux. « Depuis la nuit des temps, les gens me taxent d’artiste révolutionnaire, argue le promoteur du Festival Les Blues du fleuve, interrogé par emedia.sn, pointant du doigt ce qui déplore-t-il, « n’est pas bon pour le continent (africain). »

« Je vous donne une anecdote. Mon premier agent qui devait me faire tourner, on a eu une grande dispute et on a arrêté notre collaboration. Si vous voulez promouvoir Baba Maal parce que vous pensez que vous Européens vous êtes paternalistes, que vous serez toujours nos pères, ou qu’on doit toujours vous demandez la permission, ou vous pensez que vous êtes plus intellectuels que nous, que vous avez une meilleure éducation que nous, je ne pourrai jamais faire avec toi. »

Dans tous ses états, Baba Maal est loin d’avoir fini : « L’Afrique n’a pas à être à la traîne. J’aurai bien aimé que cela ne soit pas une convocation, que ce soit une rencontre entre des personnes qui se respectent, peut être sur le continent africain (ou ailleurs) mais que ça soit un échange entre vis-à-vis. On doit tous se respecter. »

« Il est temps que l’Afrique s’autodétermine »

« Je pense que ça, nous l’avons chanté depuis toujours. Quand je chantais Mandela, et qu’à la fin de la chanson, je dis ’’free Mandela’’, je parlais de liberté. Cette liberté, il faut qu’on l’applique sur le continent africain. Mais cela doit d’abord commencer entre nous les pays africains, à nous asseoir autour de la table pour parler d’unité africaine. On ne peut pas penser à l’Unité africaine au même titre que les États-Unis et l’Union Européenne (UE) mais qu’on s’assoit de temps en temps autour de la table pour discuter de l’essentiel entre africains, de parler d’une même et seule voix. Il ne faut pas qu’on aille dans ces rencontres-là dispersés ».

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