CRÉATION DE LA DFC : UNE NOUVELLE AGENCE POUR RÉACTIVER L’INFLUENCE AMÉRICAINE EN AFRIQUE

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ECONOMIE

Les statuts de la Development Finance Corporation (DFC) éliminent deux obstacles majeurs à la participation des États-Unis à l’industrie du capital-investissement en Afrique. Selon Jeune Afrique, la nouvelle institution, qui va remplacer l’USAID, vise aussi à renforcer l’influence américaine sur le continent, démarre officiellement en octobre.

Le site web du magazine panafricain rapporte que durant des échanges avec la presse, organisés la semaine dernière à Washington, David Bohigian, PDG par intérim de Overseas Private Investment Corporation (OPIC), a dévoilé la stratégie de la DFC dont la création introduit deux changements majeurs dans les opérations américaines de financement du développement sur le continent africain. Elle prendra la suite, d’ici deux mois, de l’institution américaine et d’une partie des activités de sa consœur l’USAID. Selon David Bohigian, l’agence « réalisera des prises de participation, ce qui sera particulièrement utile dans les fonds de capital-investissement à travers le continent ».

Malgré la méforme récente des devises de certains pays africains tels quel le Nigeria, l’Egypte, l’Angola ou encore Afrique du Sud…, le capital-investissement africain reste avantageux, alors que les taux sur le marché américain de la dette demeurent faibles. « Nous avons analysé nos investissements au cours des 30 dernières années, et en particulier au cours de la dernière décennie, et ils auraient eu plus de succès comme investissements en fonds propres qu’en titres de dette », a reconnu David Bohigian, lors de cette rencontre avec la presse panafricaine.

Tout ceci relève d’une volonté de réactiver l’influence américaine en Afrique croit savoir Jean-Sébastien Bergasse, associé de Amethis, interrogé par nos confrères de Jeune Afrique qui outre l’argument financier, s’oriente vers une lecture géopolitique de la création de la DFC. « Cela fait quelques temps que les Américains veulent réactiver leur influence en Afrique et rattraper leur retard, notamment en terme d’influence. C’est à mon sens la motivation première », décrypte ainsi Bergasse.

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