Coupe abusive de bois : Le Sénégal corse les peines

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Environnement

Entre durcissement des peines de prison et alourdissement des sanctions financières, l’Etat du Sénégal ne badine plus avec le trafic illégal de bois. Le ministre de l’Environnement, Mame Thierno Dieng, est catégorique : « Le besoin de protection de la forêt est devenu vital pour le Sénégal car la forêt nous procure de l’énergie mais constitue aujourd’hui l’un des points les plus efficace d’atténuation contre le réchauffement climatique dont on connait les effets immédiats et lointaines qui sont très délétères. »
S’exprimant après le vote du nouveau Code forestier, il explique : « Il y a trois choses, la notion de trafic de bois, de commanditaire, de groupes organisés et surtout la notion de trafic international de bois. A ces incriminations, nous avons appliqué des sanctions dont la première est le relèvement des peines qu’elles soient privatives de liberté ou de sanctions financières. »
Sur les privations, détaille-t-il, « la sanction est au moins de 4 ans mais elle peut aller jusqu’à 10 ans. » Et, « sur le plan financier, les amendes peuvent aller jusqu’à 10 millions de francs CFA. »
Le second point, poursuit le ministre, « c’est l’encadrement qui veut dire simplement que la transaction financière telle que cela se faisait dans l’ancienne loi n’est plus possible dans certaines circonstances. Nous l’avons rendu effective en excluant la possibilité de certaines fautes graves ».

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