DÉPIGMENTATION : UNE MORTALITÉ DE 25% SUR LES CANCERS

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SANTÉ / DERMATOLOGIE

La dépigmentation tue, alerte Pr Fatimata Ly, la présidente de l’association AIIDA, initiatrice d’un panel organisé au Musée des civilisations noires. Dans la mesure où dit-elle, « le taux de décès par an, on ne peut pas l’avoir parce qu’on n’a pas que des décès hospitaliers mais si vous prenez parmi les patientes qui ont présenté un cancer, on a une mortalité de 25 %. Ce qui n’est pas négligeable parce qu’un patient sur quatre qui a un cancer lié à la dépigmentation décède à la suite de ce cancer ».

Elle précise également que des cas de contagion concernent la gale. « La dépigmentation est une pathologie liée au comportement d’une certaine manière, le patient est lui-même responsable de sa maladie. Ce qui n’est pas le cas, par exemple, du paludisme ou de la tuberculose où on a l’intervention d’un agent pathogène », note Fatimata Ly, pour expliquer les difficultés à accentuer la lutte à un niveau étatique.

Par ailleurs, la promotion faite aux produits dépigmentants, dans les médias ou la revendication dans les réseaux sociaux, ne vont pas leur faciliter la tâche, déplore-t-elle. Avant de souligner que « la problématique de la dépigmentation, c’est un enjeu économique. Sur la base d’extrapolation, on peut dire que (l’industrie) rapporte une dizaine de milliards ».

Concernant la législation, le Colonel Dominique Tine, représentant de la Douane, préconise de « mettre en place des normes sanitaires et soumette à autorisation préalable toute importation de produits dépigmentant ».

Pour sa part, la Sociologue Seynabou Sy Ndiaye, insistant sur le « poids des apparences », indique que « les conséquences de la dépigmentation deviennent un handicap pour les femmes. Dans la mesure où « des études ont montré que des femmes utilisaient la dépense quotidienne pour acheter les produits dépigmentant ».

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