DIOUF SARR EXPLIQUE LES DÉTAILS DE L’AUDIENCE ENTRE MACKY ET LES PHARMACIENS

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TRAFIC DE MÉDICAMENTS

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a effectué la prière de l’Aid el fitr, marquant la rupture du jeûne, dans son fief à Yoff. Face à la presse, il est revenu sur l’audience que le chef de l’Etat, Macky Sall, a accordée à l’Ordre des pharmaciens et au syndicat des pharmaciens privés. Ces acteurs étaient très en colère après la grâce présidentielle accordée au détenu Mamadou Woury Diallo dans l’affaire des faux médicaments saisis à Touba Belel.

« C’était une audience très importante, confie Diouf Sarr. Vous savez que dans le système de santé, le médicament doit être effectivement au centre. Et, le chef de l’Etat a tout à fait compris le message des pharmaciens. Il est en phase avec eux parce que c’est lui-même qui a lancé, de manière officielle, le combat contre les faux médicaments. Il a aussi personnellement demandé, pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, que l’on inscrive dans le budget du ministère de la Santé une ligne de 200 millions pour (ce) combat, et a mis en place un comité national de lutte contre le faux médicament, installé au ministère de la Santé. C’est une volonté extrêmement affichée, qu’il a réitérée, hier, aux pharmaciens pour leur dire que le combat est d’abord (celui) de l’Etat avant d’être (celui) des pharmaciens parce que c’est l’Etat, par une loi, qui a donné aux pharmaciens le monopole de la vente de médicaments. »

Au-delà, ajoute-t-il, « on a traité bien d’autres questions parmi (lesquelles) il y a au centre ce qu’on appelle la convention visant à criminaliser la vente et l’utilisation du faux médicaments. C’est une convention internationale ratifiée par un certain nombre de pays, et le chef de l’Etat nous a instruits de prendre toutes les dispositions pour, avec le ministère des Affaires étrangères, étudier les voies et moyens pour mettre en place la ratification de cette convention. »

Evidemment, la fameuse grâce accordée à Mamadou Woury Diallo a été évoquée au cours de l’audience. Toutefois, le ministre minimise : « C’est le fait générateur mais très rapidement les pharmaciens ont compris les conditions qui ont occasionné cette grâce. Nous n’avons pas ici à développer outre mesure là-dessus. Ce qui est important, on passe à autre chose. Cette autre chose-là, c’est combattre systématiquement, tout ce qui peut affaiblir le médicament. »

Dans un entretien exclusif accordé à iRadio et Emedia.sn, sur la polémique née de la grâce accordée à Mamadou Woury Diallo, condamné pour trafic de faux médicaments et dont la procédure était encore pendante devant la justice, Mandiaye Niang, le Directeur des Affaires criminelles et des Grâces du ministère de la Justice, avouait « qu’il y a un dysfonctionnement ».

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