EXPLOITATION SEXUELLE DES ADOLESCENTES : Mettre fin à la culture du silence dans les écoles

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EDUCATION

L’exploitation sexuelle des adolescentes notamment dans l’école est un véritable fléau qu’il faudra combattre. Pour y arriver, Human Rights Watch préconise de mettre un terme à la culture du silence qui prévaut dans les écoles.

Un rapport publié par Human Rights Watch ce Jeudi 18 octobre, intitulé « ce n’est pas normal - #Duyyoon » dénonce l’exploitation, l’harcèlement et l’abus dans les écoles secondaires.

Eli Martínez, chargée des études sur la protection des enfants par Human Rights Watch, a souligné la nécessité pour le gouvernement sénégalais de renforcer les efforts pour protéger les élèves de tels abus et tenir pour responsables de leurs actes, les enseignants qui ne respectent pas les normes professionnelles ou la loi sénégalaise.

Dans les travaux, l’idée a été émise d’installer des boites à idées dans les cours des écoles afin de garantir l’anonymat des élèves qui pourraient ainsi y dénoncer les éventuels abus qu’elles auraient subis.

Étude et entretiens

Des entretiens auprès de 42 filles et jeunes femmes âgées de 12 à 25 ans, et des discussions de groupe auprès de 122 élèves du secondaire ont été menés au niveau de 14 collèges et 8 lycées. Cette étude s’est particulièrement déroulée dans les régions de Ziguinchor et Kolda mais aussi à Dakar.
Le constat est le manque de sensibilisation dans les établissements scolaires par rapport à la sexualité, à la santé reproductive et à leurs droits sexuels et reproductifs.

L’exploitation sexuelle dans les établissements

Selon l’organisation mondiale de santé , la définition de l’exploitation sexuelle dans ces cas précis est « le fait d’abuser ou de tenter d’abuser d’un état de vulnérabilité , d’un rapport de force inégal ou de rapports de confiance, à des fins sexuelles ».
À ce sujet Mandiaye Petit Badji, Directeur de « Paroles aux jeunes », une organisation à but non lucratif, souhaiterait que cette expression ne soit pas utilisée dans ce contexte : « L’exploitation sexuelle a des fins commerciales et quand on en parle, on parle de prostitution, de pornographie, de trafic dans un but sexuel. »
Il dénonce plutôt l’ampleur des grossesses précoces en milieu secondaire et nous renvoie au rapport du GEEP (groupe d’études et d’enseignements de la population) sur ce phénomène.

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