Etudiants du privé : « Il ne reste que la voie de la violence »

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Enseignement supérieur

Les étudiants orientés dans les établissements privés d’enseignement supérieur expriment leur trop plein de colère contre l’Etat. Expulsés de leurs établissement depuis une dizaine de jours, Zacharia Niasse et ses camarades du cadre unitaire national des étudiants orientés dans le privé réclament plus de diligence dans le traitement de leur dossier. Faute de quoi, ils n’excluent pas de passer à la vitesse supérieure, ont-ils menacé en conférence de presse.
« Depuis le 15 octobre 2018, fulmine Zacharia Niasse, nos enseignements sont suspendus suite au non-paiement de la dette que l’Etat doit aux établissements privés. » Ce qui n’est pas sans incidence sur leur avenir, puisqu’entre autres conséquences, dénonce Niasse, cela a entraîné un retard d’une année pour certains. « Les bacheliers orientés en 2016, sont toujours en Licence 1 et ils sont toujours sans bulletins de notes », déplore-t-il, en menaçant : « Nous avons épuisé toutes les voies pacifiques mais jusque-là nous n’avons pas obtenu gain de cause. Nous ne resterons pas les bras croisés. Toutes les stratégies sont bonnes pour régler la question. Nous n’écartons pas la voie de la violence. On en a marre ! ».
L’Etat doit 16 milliards de francs CFA à la Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur (FEPES). 40 mille étudiants sont dans le désarroi, alertent Zacharia Niasse et Cie, qui arboraient des brassards rouges lors de leur face-à-face avec la presse.

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