FAUSTINO IMBALI, LE PREMIER MINISTRE DE JOSÉ MARIO VAZ, JETTE L’ÉPONGE

news-details
GUINÉE BISSAU

Faustino Imbali, nommé Premier ministre le 29 octobre dernier par José Màrio Vaz, a annoncé sa démission. Son porte-parole qui précise qu’il a déposé sa lettre de démission au Palais présidentiel, souligne « qu’il ne voudrait pas être responsable d’un conflit armé en Guinée Bissau ».

Une démission qui intervient peu après les menaces de sanctions brandies par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), lors d’un sommet extraordinaire tenu hier vendredi, 8 novembre, au Niger, et consacré à la crise bissau-guinéenne.

« Les chefs d’État et de gouvernement ont exprimé leur vive préoccupation face à cette nouvelle tournure de la situation, faisant courir au pays des risques politiques et institutionnels, ainsi que d’une guerre civile potentielle », souligne le communiqué. Dans lequel, la conférence des chefs d’État « a demandé au président de la commission de proposer une liste de personnes ayant posé des actes visant à faire échouer le processus électoral et la normalisation politique afin qu’elles soient sanctionnées immédiatement ». Ce, après avoir dénoncé l’« illégalité » de la décision du président bissau-guinéen José Mário Vaz de destituer le gouvernement d’Aristides Gomes, chargé par l’organisation ouest-africaine d’organiser l’élection présidentielle prévue le 24 novembre prochain.

Par ailleurs, « la Conférence décide de l’envoi à Bissau d’une mission de chefs d’État et de gouvernement dirigée par le président de la conférence, (Mahamadou Issoufou, président Nigérien), et composée des chefs d’État de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée et du Nigeria pour transmettre au président Vaz les décisions de la Conférence. Cette mission sera précédée d’une mission des chefs d’état-major de la CEDEAO », ajoute encore le communiqué.

José Mário Vaz, le président Bissau-guinéen, était le plus grand absent lors du sommet.

Vous pouvez réagir à cet article