INONDATIONS : 15 MILLIARDS MOBILISÉS POUR DES TRAVAUX D’URGENCE À KEUR MASSAR

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CONSEIL DES MINISTRES

En Conseil des ministres, tenu ce mercredi, 25 novembre, le chef de l’État, Macky Sall, a demandé aux ministres, Abdoulaye Daouda Diallo, Finances et Budget et Oumar Gueye, Collectivités territoriales, Développement et Aménagement des territoires, de veiller à la mobilisation effective du financement d’amorçage (de 15 milliards FCFA), nécessaire au lancement des travaux de la phase d’urgence, dans la zone de Keur Massar, du Projet de Gestion des Eaux pluviales et d’Adaptation au changement climatique (PROGEP 2), décrit comme un projet de seconde génération dont la requête de financement global s’élève à 344 millions de dollars US.

Par ailleurs, Macky Sall a demandé à Antoine Felix Diome, ministre de l’Intérieur, de lui faire parvenir l’évaluation exhaustive du Plan ORSEC (déclenché le 05 septembre 2020).

Des instructions faites après la réception, la semaine dernière, du rapport de la mission d’information parlementaire relative à la gestion des inondations.
A ce propos, il a instruit au Gouvernement d’examiner "avec attention et diligence les pertinentes recommandations de la représentation parlementaire, en vue de consolider les acquis et les réalisations notables du Programme décennal de lutte contre les inondations (2012 - 2022)" dont le taux d’exécution financière, à ce jour, est de 66, 07 %, soit 506.714.000.000 FCFA dépensés sur 766 milliards FCFA.

Dans la même dynamique, le Gouvernement est invité "à veiller à l’interdiction systématique des constructions dans les zones non aedificandi", et de poursuivre le programme d’extension des réseaux d’assainissement (eaux usées/eaux pluviales) sur l’ensemble du territoire.

En septembre dernier, des pluies diluviennes avaient causé d’énormes dégâts dont des inondations presque partout sur le territoire national. Des jeunes avaient exprimé leur rage, assiégeant la rue, dénonçant le manque de planification des pouvoirs publics et le manque persistant de solutions structurelles. Ce, alors que le chef de l’État avait déjà déclenché le plan Orsec pour l’organisation des secours, conduit alors par Aly Ngouille Ndiaye, remplacé depuis lors par Antoine Felix Diome, qui devra donc faire l’évaluation.

A Keur Massar, une des zones les plus touchées, sur les 140 quartiers, les 100 étaient sous l’eau. L’une des explications fournies par le député-maire, Moustapha Mbengue, c’est que dans une bonne partie de ces quartiers, il n’y a pas de canalisations. Etonnant ! Puisque des concessions ont été construites par des structures de l’État du Sénégal. "Les images avec les zodiac, c’est un lotissement de la SN HLM. C’est des Parcelles Assainies qui ne sont pas assainies. Il y a aussi le plan Jaxay, des sinistrés recasés après les inondations du temps de (l’ex-président) Wade", précisait-il pour s’en désoler.
Devant la catastrophe, l’édile invitait ainsi l’État à agir : "après l’hivernage, il faut accélérer le projet pour canaliser toute la commune de Keur Massar afin qu’il n’y ait plus d’inondations."

S’agissant du rapport, la mission a été effectuée du 15 septembre au 31 octobre 2020. Parmi les recommandations, le gouvernement est invité à tenir compte de la période humide actuelle que connait le Sénégal, (d’après les prévisions de l’ANACIM, le Sénégal est en train de quitter une période de sécheresse de 30 ans et entre dans une période humide), et l’identification de 401 sites endémiques répartis sur le territoire national, l’actualisation du PDLI s’impose.

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