L’EFFONDREMENT D’UN BÂTIMENT FAIT DEUX MORTS ET UN BLESSÉ GRAVE

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HANN BEL AIR

Ils avaient quitté leur Guinée natale à la recherche d’une vie meilleure au Sénégal. Hélas. Le destin en a décidé autrement. Ils retournement au bercail dans des cercueils. Eux, ce sont Mamadou Bara Diallo et Ibrahima Diallo. Ils sont morts suite à l’effondrement d’un bâtiment qui s’est produit, ce matin, à Hann Bélair, à quelques encablures de la mairie.

Le bâtiment vétuste, une école de formation, était en cours de démolition. Les habitants qui ont assisté à l’effondrement sont encore sous le choc. Le drame plonge tout le quartier dans une émotion indescriptible. La consternation se lisait sur les visages des curieux qui ont envahi pour s’enquérir de la situation. Un cordon de sécurité a été fait pour les empêcher de s’approcher des lieux. Le bilan serait plus lourd si les quatre autres ouvriers, très fringant, n’avaient pas réussi à s’échapper avant l’écroulement du bâtiment.

Le père de l’une des victimes décède en apprenant la triste nouvelle

Commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, Aly Cissé revient sur le film du drame. A l’en croire, c’est vers les coups de 10h26mn qu’ils ont été informés de l’effondrement du bâtiment. Automatiquement, ils se sont rendus sur les lieux. A leur arrivée, ils ont été informés que trois ouvriers étaient sous les décombres. « Nous avons déployé nos dispositifs pour procéder à l’extraction des victimes. Nous avons réussi à sauver l’un d’eux, les deux autres sont malheureusement décédés », a expliqué le commandant Aly Cissé.

Il n’a pas manqué de revenir sur les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles ils ont travaillé pour extraire les corps des victimes sous les décombres. Selon lui, le bâtiment était dans un état de démolition très avancé. Ainsi, il fallait être très prudent pour sauver les victimes. « Les gravats nous empêchaient de procéder au sauvetage des victimes », a soutenu le commandant Cissé.

En effet, les soldats du feu n’ont pas lésiné sur les moyens pour sauver des vies. Ils ont engagé 48 gradés sapeurs-pompiers dont 8 officiers, 3 ambulances dont deux médicalisés avec un médecin. C’est d’ailleurs ce dernier qui a pu sauver la troisième victime qui a pris les premiers soins sur place. Mais, le malheur ne venant jamais seul, le père de l’un des ouvriers décédés a rendu l’âme aussitôt quand il a appris la triste nouvelle.

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