LA CHRONIQUE DE BNF’ - P’ COMME PATIENCE

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CAN 2019

Patience. Patience. “Les meilleures choses ont besoin de patience”, nous dit Jean Anglade.

Quatre matchs, de belles surprises et quelques démarrages poussifs des grosses cylindrées sur la ligne de départ. L’Egypte, face au Zimbabwe, qui a dû se contenter d’un service minimum devant ses 70 000 spectateurs. Le Nigeria qui, face au Burundi n’a guère pu faire mieux tandis que la Guinée devrait certainement savourer le point du nul décroché contre le novice, Madagascar. Que dire donc de la RD Congo, avec son extravagance, ses stars et sa chicotte, habituel gros morceau de cette compétition, mais balayée d’une facilité déconcertante par l’Ouganda ?

Allez, on ne va pas tirer de conclusions hâtives, mais il y a quand même deux petites tendances qui se dégagent après les quatre premières rencontres :

- La crainte de voir le passage à 24 équipes affecter la qualité du contenu proposé se dissipe peu à peu tant les équipes qui auraient pu ne pas être de la fête sans cette réforme sont justement celles qui surprennent agréablement. Pour ces nations, la patience a certainement porté des fruits à la promesse des fleurs qui ont mis tellement de temps à éclore. Première participation à la CAN pour Madagascar et le Burundi. Quatrième participation pour le Zimbabwe. 7e pour l’Ouganda mais qui ne compte que 2 participations, dont celle-ci, sur les 20 dernières éditions !

- Les potentielles machines à gros moteur ont eu du mal à déployer leurs ailes, à moins que l’on ne décide de voir l’affaire sous un autre angle : elles fonctionneraient au diesel et sont parées pour se lancer sur la durée. Démarrage poussif, on chauffe le moteur, puis l’on carbure à fond. Les supporters et autres commentateurs seront-ils assez patients pour attendre le dernier virage avant d’entendre le vrombissement de leur mécanique passée de 0 à 100 en 7 matchs ?

Qui veut aller loin, ménage sa monture nous a-t-on également dit...

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