LA LONGUE ATTENTE DES MAURITANIENS

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PRÉSIDENTIELLE EN MAURITANIE

Après le vote, l’attente. Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle mauritanienne sont toujours attendus ce dimanche à Nouakchott où prévaut un calme postélectoral salué par les observateurs.

Tous les regards se portent désormais sur la CENI, la Commission nationale électorale indépendante qui a en charge le processus électoral. Toute la nuit du samedi au dimanche, la seule information fiable et disponible pour les médias tout au moins tenait au taux de participation de 66 %.

Ce score, selon diverses sources, traduisait l’importance et l’intérêt du scrutin du 22 juin pour les Mauritaniens qui souhaitent une transition démocratique en douceur et l’engagement du président nouvellement élu à transformer le pays.

Le prolongement de l’attente des résultats a eu pour effet de susciter ici ou là des signes d’impatiences perceptibles chez certains candidats dont les Quatre de l’opposition qui, visiblement, restent circonspects sur les lenteurs de diffusion des résultats consolidés. Dans le camp du candidat du pouvoir, la même impatience s’observe mais moins ostentatoire. En revanche, il est à craindre une « guerre des chiffres » si la CENI ne diligente pas le rythme de centralisation des données, d’autant qu’elle est largement pourvue en moyens technologiques appropriés pour livrer des tendances lourdes de l’élection de samedi.

Pour la présidentielle de 2019 six candidats étaient en lice en Mauritanie :
Le Général à la retraite Mouhamed Ould Ahmed Ghazouani, le militant anti-esclavagiste Biram Dah Abeid, l’unversitaire Dr Mouhamed Ould Maouloud, l’économiste Sidi Mohamed Ould Boubacar, le journaliste Baba Hamidou Kane, le haut fonctionnaire Mohamed Lemine El-Mourteji El-Wavi.

Selon la CENI, un million et demi d’électeurs se sont inscrits dans plus de 3 500 bureaux de vote (dont des bureaux nomades dans le désert) répartis sur toute l’étendue du territoire national qui couvre plus d’un million de kilomètre carrés.

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