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LA RÉPONSE DU MINISTRE DE L’ÉDUCATION CHEIKH OUMAR ANNE

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Lors de son passage, jeudi, pour l’examen du budget du ministère de l’Education nationale, Cheikh Oumar Anne a assuré que le système éducatif est « purement public ». Une façon d’apporter la réplique aux députés qui avaient noté une « privatisation rampante » de l’Ecole sénégalaise.

Le ministre de l’Education nationale a essayé de donner des réponses aux nombreuses questions qui lui ont été adressées, jeudi à l’Assemblée nationale. Certains avaient constaté une « privatisation rampante » de l’Ecole publique. « Le système éducatif est purement public. Le principal problème, ce sont les infrastructures et il faut savoir que nous sommes un pays en développement et la population double tous les 25 ans. Il faut recruter des enseignants, construire des écoles », a répondu Cheikh Oumar Anne.

Abordant la question des écoles privées, il a rappelé que depuis l’indépendance, le choix a été fait par le Sénégal de penser l’éducation nationale à travers deux leviers, à savoir la branche publique et la branche privée. Il a tout de même précisé que « les écoles étrangères doivent être encadrées pour éviter une éducation à double vitesse entraînant des traitements différenciés de certains enfants au détriment d’autres ».

Sur les abris provisoires, il a souligné que « ces écoles de fortune continueront à se développer », en raison de l’évolution démographique et se créeront dans toutes les localités où leur implantation est nécessaire, surtout celles les plus reculées. « Ce sont les communautés qui créent ces abris provisoires, avec l’accompagnement du département en termes d’affectation d’enseignants, de dotation de tables-bancs, de construction de salles de classe, de dotation de manuels », a ajouté le ministre.

Quant au déficit de tables-bancs, il précisera que c’est de l’ordre de 300 000 unités et qu’avec le ministère des Finances et du Budget, un projet est en train d’être ficelé pour résorber ce déficit. Sur les uniformes scolaires, il a confirmé que c’est bien 30 milliards de FCFA à raison de 10 milliards par an. Selon lui, l’objectif derrière ce projet est double. « D’une part, soutenir l’artisanat local et d’autre part, soulager les parents de l’achat de vêtements durant l’année scolaire ». Il ajoute, dans ce sens, que le projet devrait démarrer, mais « des contraintes sont survenues et ont retardé son effectivité ». Il assure que ces contraintes sont « finalement réglées et les commandes vont bientôt être acheminées vers leurs cibles ».

Cheikh Oumar Anne a précisé qu’en 2022, le Sénégal compte 17 030 écoles et établissements scolaires dont 3 871 au préscolaire, 10 688 à l’élémentaire, 2 471 au moyen-secondaire. Pour la reconstruction de blocs d’hygiène, de blocs scientifiques et la rénovation des anciens lycées, il souligne que « les arbitrages budgétaires sont en train d’être faits avec le ministère des Finances et du Budget, pour voir concrètement ce qu’il est possible d’être fait ».

Suzanne SY

27 novembre 2022


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