« LE LEADERSHIP DE L’OPPOSITION INSTITUTIONNELLE SE DISPUTE ENTRE KARIM WADE ET KHALIFA SALL »

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LR DU TEMPS

Invités de ’’LR du temps’’, ce dimanche 6 janvier, émission animée par Alassane Samba Diop sur iRadio, le Professeur Baye Thiam Historien et Archiviste, et Mamadou Ibrahima Fall, Conseiller en Diplomatie multilatérale et Elaboration de Politique publique, analysent les tendances des premiers résultats de la vérification des listes de parrainages.

Tirant des enseignements à partir de ses interprétations, Mamadou Ibrahima Fall relève des évidences. Selon lesquelles, détaille-t-il : « Il était évident que le candidat sortant, le président de la République, Macky Sall, pouvait espérer sortir comme un candidat ayant réussi le parrainage. » Avant de poser « d’autres évidences notamment sur le cas de Ousmane Sonko qui est, décortique-t-il, le reflet d’un dynamisme d’une rénovation politique et d’une offre à laquelle les populations sénégalaises ont donné un agrément parce qu’on peut avoir des aspirations légitimes mais le reste, c’est la popularité et l’agrément que les populations vont apposer à votre ambition. »

« Nous avons, poursuit-il, le cas d’Idrissa Seck, un candidat qui, en 2007, avait réussi à avoir 510 000 votes à l’élection présidentielle et en 2012, il avait quelques 210 000 votes sans avoir battu campagne. Il était aussi évident qu’Idy pouvait espérer légitimement avec l’approbation des populations pour voir ses parrains valider. Nous avons le parti PUR qui est le parti le mieux organisé à l’état actuel du Sénégal, un parti discipliné qui suit les instructions d’un leader moral. »

Vient ensuite Me Madické Niang qui est, selon Mamadou Ibrahima Fall, « le candidat qui rassure certains (et) dont la validation de la liste des parrains paraît une surprise pour certains mais pour les observateurs avisés, sa candidature pouvait bien prospérer. C’était aussi une évidence même si c’était à quelques 45 jours de la clôture du dépôt des dossiers de candidatures. Il a réussi à la fois un exploit et il a fait un exercice pédagogique aujourd’hui qui prospère. »

DES DOUTES SUR L’APPORT DÉCISIF DE L’AFP ET DU PS

« Aujourd’hui, soutient-il, le leadership de l’opposition institutionnelle et officielle se dispute entre Karim Wade et Khalifa Sall. » Et, sur ce point précis, il tient à interpeller la classe politique notamment le camp présidentiel : « Nous avons un Parti socialiste (PS) et un AFP (Alliance des Forces de Progrès) qui supportent la candidature du président sortant, Macky Sall. Mais nous n’oublions pas qu’il y a deux numéros 2 qui sont sortis de ces partis à savoir Khalifa Sall et Malick Gakou. »

Le second nommé, dit-il, « est aujourd’hui en pôle position pour avoir une candidature validée, de même que (le premier cité). L’interrogation que tout le monde devrait se poser y compris les gens de la mouvance présidentielle, c’est de se questionner sur l’apport décisif de l’AFP et du PS dans la validation des parrainages du candidat sortant, Macky Sall. »

Pour le Professeur Mbaye Thiam, le parrainage est « une bonne revanche contre les politiciens eux-mêmes. » Il en veut pour preuve : « Ils s’en étaient servis pour écarter les candidatures de la société civile parce que depuis une vingtaine d’années l’article L145 du Code électoral obligeait les candidats (indépendants) qui n’avaient pas de parti à recueillir la signature de 0,5% des électeurs inscrits domiciliés dans la moitié au moins des régions du pays en raisons de mille signatures au moins par région. »

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