LE MINISTRE DE LA JUSTICE BRISE LE SILENCE APRÈS LE SCANDALE DU TRAFIC DE PASSEPORTS DIPLOMATIQUES

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GAMBIE

Alors que la polémique sur le scandale de trafic de passeports diplomatiques fait rage en Gambie, le ministre de la Justice, Abubacar Tambedou s’est vu cité dans cette sulfureuse affaire. Une lettre dans laquelle ce dernier formule une demande de délivrance de ce précieux document à des membres de sa famille, a fuité sur les réseaux sociaux, le weekend dernier, suscitant l’indignation générale auprès de ses compatriotes, au point que certains veulent le pousser à la démission. Le ministre a brisé le silence pour exprimer sa colère face à ce qu’il qualifie de "lynchage médiatique", excluant toute idée de démission.

Face à la clameur suscitée par sa missive, Aboubacar Tambedou, Garde des Sceaux et ministre de la Justice, en poste depuis l’alternance de 2017, apporte une réplique qui dissimule mal sa colère. À ceux qui s’indignent, il répond qu’il n’a rien fait d’illégal et que c’est son collègue des Affaires étrangères qui l’a informé que « le Président (Barrow) peut exceptionnellement autoriser la délivrance de passeports diplomatiques sur la base de plusieurs critères. Et c’est sur cette base que j’ai fait la demande, tout simplement », se justifie-t-il.

Dans cette correspondance, datée de début juin dernier, le ministre formule la demande de délivrance de passeports diplomatiques à plusieurs membres de sa famille. Une fois sur les réseaux sociaux, cette missive a suscité l’indignation générale auprès des internautes. Tandis que la polémique enfle toujours, certains ont invité le ministre, considéré comme l’un des plus compétents du Gouvernement, à jeter l’éponge.

Mais Tambedou dédramatise. Il s’interroge : « En quoi une simple demande officielle de de ce document est devenue illégale ou porte atteinte à l’intégrité pour justifier une démission ? Pour moi, s’il y a faute, cela relève de l’autorité adressée et non au demandeur. » Par ailleurs, il se dit surpris par la réaction de ses compatriotes, dénonçant une "cabale ourdie par certaines personnes tapies dans l’ombre".

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