LE SALOUM ANTICIPE ET APPRÉCIE DIVERSEMENT LES 250 F CFA DE L’ÉTAT

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CAMPAGNE AGRICOLE

Ça râle dans le Saloum. Où les marchés parallèles ont pris le départ, anticipant la date du 23 novembre fixée pour l’ouverture de la campagne de commercialisation. En effet, les agriculteurs ont commencé à vendre leur arachide mais au-delà du prix planché de 250 F CFA, par l’État du Sénégal. Les graines sont déjà sur les étals des ’’Loumas’’ (marché hebdomadaire), et le prix minimal est de 285 F CFA, le kilogramme.

Ainsi, la sortie de Moussa Baldé, le ministre de l’Agriculture, est diversement appréciée.

Ousseynou Mbodj, producteur d’arachide, habitant Ndiaffate, à une dizaine de kilomètres de Kaolack, apprécie les efforts de l’État par rapport à l’année dernière, où le prix était à 210 F CFA. "Ce qui va améliorer notre pouvoir d’achat", juge-t-il, au micro de Radio Sénégal.

Par contre, précise la source, d’autres producteurs comme Aliou Diouf, dans la même zone, estiment, de leurs côtés, que l’État aurait pu mieux faire. Raison pour laquelle il a déjà vendu ses graines à un prix beaucoup plus intéressant dans les marchés parallèles. "J’ai déjà vendu mes graines parce que ceux-là me proposent plus que les 250 F CFA de l’État. Dans certaines zones, tu peux avoir jusqu’à 285 F CFA", motive-t-il.

Et, selon Ousseynou Mbodj, l’État doit maintenant tout faire pour réussir la commercialisation sinon le prix fixé n’aurait pas d’impact. "Il faut que l’argent soit disponible parce que s’il y a des bons impayés, les producteurs vont se ruer dans les marchés parallèles".

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