LE STREAMING PÈSE 20% DE LA CONSOMMATION TV AUX ETATS-UNIS

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CINÉMA

Le temps passé sur les plateformes comme Netflix a doublé entre début 2018 et fin 2019.

Aux États-Unis, si les téléspectateurs restent toujours très fidèles aux chaînes de télévision traditionnelles, ils cèdent aussi de plus en plus aux sirènes du streaming vidéo. D’après le dernier rapport publié par l’institut Nielsen, ce nouvel usage représente désormais près de 20 % de la consommation TV globale. En clair, les foyers américains passent à présent un cinquième de leur temps TV à regarder des programmes sur des plateformes de vidéo à la demande, qu’elles soient gratuites ou payantes. Une « quantité considérable », estime Nielsen, d’autant que l’usage existe seulement « depuis une période de temps relativement courte ».

La croissance enregistrée est soutenue. Entre le premier trimestre 2018 et le quatrième trimestre 2019, soit un peu moins de deux ans, cette consommation a tout simplement doublé. Certes, la télévision traditionnelle domine encore largement les usages. N’empêche, à cette cadence, il ne faudra qu’une poignée d’années aux services de streaming vidéo pour faire jeu égal avec les chaînes.

Le phénomène pourrait même s’accélérer davantage, sachant que le nombre de plateformes proposant des contenus à la demande est en plein essor. Disney+, AppleTV+ ou encore Pluto TV (ViacomCBS) sont venus s’ajouter ces derniers mois à Netflix, Hulu et Amazon. Demain, ils seront rejoints par Peacock (NBCUniversal), HBO Max (WarnerMedia), Quibi… Et pour l’heure, les consommateurs outre-Atlantique ne semblent pas encore être arrivés à saturation.

Plus de 646.000 programmes disponibles

Selon un sondage mené par Nielsen auprès d’un millier d’Américains âgés de plus de 18 ans, ils sont 91 % à être abonnés à un service de streaming. 60 % sont même abonnés à plusieurs plateformes. Les jeunes adultes sont sans surprise les plus gros consommateurs de streaming.
Près de la moitié des 18-34 ans ayant participé à l’enquête cumulent trois forfaits ou plus. Preuve que le soufflé n’est pas près de retomber, la très grande majorité des personnes interrogées (93 %) assurent en outre qu’elles comptaient conserver, voire augmenter, le nombre de leurs souscriptions à l’avenir.

Pour le moment, c’est toujours Netflix qui rafle la mise du temps passé à visionner des programmes en streaming, avec une part de marché de 31 % au quatrième trimestre 2019. YouTube arrive sur la deuxième marche du podium avec 21 % de la consommation TV en streaming, suivi de Hulu (12 %) et Amazon (8 %). Les autres services, dont AppleTV+ et Disney+, lancés en novembre dernier, représentent collectivement 28 %.

La bataille en cours pour capter l’attention du public aboutit quoi qu’il en soit à une explosion du nombre de programmes disponibles. D’après le rapport, les téléspectateurs américains avaient accès, en décembre 2019, à la bagatelle de 646 152 programmes différents sur les chaînes traditionnelles et les plateformes de streaming. Un chiffre en augmentation de 10 % comparé à 2018. Plus que jamais, content is king.

En France, pubs et bandes-annonces constituent 16 % de l’offre télévisée
En 2018, l’information est devenue, avec près de 40.000 heures, le genre le plus diffusé sur les chaînes françaises gratuites, dépassant la fiction audiovisuelle. Une autre catégorie d’émissions a aussi vu son volume horaire croître : les messages publicitaires, les bandes-annonces, l’habillage et le téléachat représentaient l’an dernier, avec quasiment 34 000000 heures diffusées, 16 % de l’offre globale de programmes. Soit une hausse de 5,4 % en un an, liée principalement à l’accroissement du nombre d’écrans publicitaires, selon un récent rapport du CSA. C’est en tout cas quatre fois plus que le temps consacré aux programmes sportifs et sept fois plus que celui dévolu au cinéma.

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