LES AVOCATS DE KARIM EXIGENT LE RESPECT DES TRAITÉS INTERNATIONAUX

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COMITÉ DES NATIONS UNIES

Suite à la cacophonie au plus haut sommet de l’État sur le sujet de la réhabilitation de Karim Wade, le collectif des avocats de ce dernier est monté au créneau pour exiger le respect des traités internationaux. Notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantit le respect de l’État de droit, des libertés publiques et de la démocratie. Les avocats se disent surpris par le communiqué publié le 17 octobre par le ministère des Affaires Etrangères qui contredit cet engagement.

A les en croire, pour la première fois, devant le Comité, l’Etat du Sénégal a reconnu que Karim WADE avait subi un préjudice du fait de sa détention arbitraire et de sa condamnation et qu’il était fondé à en obtenir réparation. Il a aussi reconnu que la mesure de grâce ayant permis la libération de Karim WADE avait été exclusivement décidée pour l’application des recommandations du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, en dehors de tout marchandage politique ou « Protocole de Rebeuss » comme certains ont pu l’affirmer.

De même l’Etat s’est engagé à réformer la Cour de répression de l’enrichissement illicite et à permettre un réexamen de la déclaration de culpabilité et de la condamnation frappant Karim WADE. Le Collectif des avocats de Karim WADE relève qu’au cours de la réunion du Comité des droits de l’homme des Nations Unis, il a été fait remarquer à la délégation sénégalaise que : « la grâce octroyée à M. WADE n’allait pas dans le sens de la constatation du Comité car elle n’annule pas la condamnation... »

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