"LES ÉLECTIONS SONT TOUT À FAIT POSSIBLES" (MOUSSA MARA)

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Mali

Il est bien possible de respecter les délais imposés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la tenue d’élections, au Mali. C’est la conviction de l’ancien Premier ministre du Mali, Moussa Mara.

"Si on raisonne de manière technique, les élections sont tout à fait possibles, a-t-il défendu, interrogé par iRadio. Même quand on regarde le contexte sécuritaire, évidemment on ne pourra pas voter sur l’ensemble du territoire et sans doute, tous les électeurs ne pourront pas voter, mais on fera de telle sorte qu’au moins 80% des électeurs puissent le faire, s’ils souhaitent le faire. Ce serait dans les mêmes conditions quand on a organisé les Législatives sur l’ensemble du territoire."

Fort de ce fait, il souligne que "la question de l’organisation des élections, n’est pas technique mais, elle est politique. Elle est liée à la volonté des uns et des autres. Nous avons clairement une partie de nos autorités qui veulent très bien proroger la transition, et qui sont en train d’engager un certain nombre d’actions dans ce sens, et puis, à l’inverse, une autre partie de la classe politique et de la société civile, qui voudrait que les délais soient respectés. Je fais partie de cette catégorie. Je pense, aujourd’hui, que nous devons aller vers des élections le plus rapidement possible et faire en sorte que la transition sorte par la grande porte."

Sur les discussions entre l’État malien et le groupe russe Wagner que la France voit d’un mauvais œil, Moussa Mara a botté en touche, indiquant que "ce sont des rumeurs et les autorités nationales ont reconnu des contacts, mais ont aussi dit que rien n’a été conclu."

Pour finir, a-t-il recommandé, "quoi que fasse la transition de manière significative sur le domaine de la sécurité et d’autres, il est quand même souhaitable que nos autorités observent un certain nombre de préalables. D’abord, il faut qu’il y ait un débat national".

Le 16 septembre dernier, le sommet extraordinaire des chefs d’État et de Gouvernements de l’organisation sous régionale consacré aux événements en Guinée, s’était également intéressé de plus près à l’évolution de la situation au Mali. Exprimant leur "préoccupation" sur des lenteurs notées dans le processus de transition, les dirigeants ont exigé des pouvoirs de Bamako, le respect scrupuleux du rendez-vous électoral de février 2022, une échéance de rigueur et non négociable, d’après le communiqué final de l’instance.

Les sanctions vont de l’interdiction de voyage au gel des avoirs, y compris pour les membres des familles de la junte militaire.

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