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LES RAISONS DU COUP DE SANG DES SOLDATS

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Aujourd’hui, des tirs nourris ont été entendus dans plusieurs camps militaires du Burkina Faso. Ce sont les soldats qui manifestent leurs colères pour demander le départ de leurs supérieurs hiérarchiques. Une autre raison évoquée, est celle de mettre à leurs dispositions des moyens pour combattre le terrorisme sur leur territoire qui dure depuis plus de six ans. Des détonations ont créé de la panique à Ouagadougou. Des rumeurs sur un probable coup d’Etat ont circulé dans la ville et sur les réseaux sociaux. Le gouvernement du président Roch Marc Christian Kaboré a tout de même reconnu des tirs dans les casernes, mais a vite démenti le supposé Coup d’Etat. « "Nous voulons des moyens adaptés à la lutte" anti-djihadiste "et des effectifs conséquents", ainsi que le "remplacement" des plus hauts gradés de l’armée nationale », confie un mutin. Ces revendications ont été confirmées par d’autres sources militaires. Des discussions entre des représentants des mutins et le ministre de la Défense, le général Barthélémy Simporé, sont en cours.

Ces mutineries dans des casernes, surviennent au lendemain de nouvelles manifestations de colère d’habitants excédés par l’impuissance des autorités à faire face à la violence djihadiste qui ravage le Burkina Faso. Hier, des incidents ont éclaté à Ouagadougou et dans d’autres villes du pays entre les forces de l’ordre et des manifestants qui ont bravé l’interdiction de se rassembler pour protester contre l’insécurité. Le Burkina Faso fait face, depuis 2015, aux groupes armés djihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique. Les attaques qui visent civils et militaires sont de plus en plus fréquentes et en grande majorité concentrées dans le nord et l’est du pays. Les violences des groupes djihadistes ont fait plus de 2.000 morts et contraint un million de personnes à fuir.

Fodé B CAMARA

23 janvier 2022


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