MACKY SALL VEUT "VACCINER LE SÉNÉGAL CONTRE CE FLÉAU"

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Lutte contre la corruption

Le Sénégal dispose d’une nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption. Couvrant la période 2020 -2024, son coût est évalué à un peu plus de dix milliards F CFA, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), et l’Union européenne (UE), entre autres. Le chef de l’État, Macky Sall, a présidé le forum de lancement, ce vendredi, 17 septembre, par visio-conférence. Après le lancement, il s’agira "d’appuyer sa réalisation dans nos différentes administrations de façon à renforcer et pérenniser la culture de la bonne gouvernance et la moralisation de la vie publique", a-t-il décliné.

Auparavant, il a relevé que malgré les efforts consentis, le fléau que constituent la corruption et ses pratiques connexes, assimilé à une pandémie, persiste. Usant d’une métaphore empruntée à l’air du temps, il a assimilé la nouvelle stratégie à un vaccin.

"Au-delà des textes, rendre visible la stratégie"

La stratégie en question reprend l’ambition annoncée par le président Sall, dans sa première adresse à la Nation du 3 avril 2012, à la veille de la célébration de la fête de l’Indépendance : "celle d’un Sénégal sans fraude ni corruption" et "gouverner autrement, bannir les passes droits, le favoritisme et le trafic d’influence, mettre l’intérêt public au-dessus de toute autre considération, et traiter tous les citoyens avec la même dignité et le même respect."

L’Office national de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) est chargé de coordonner la nouvelle stratégie de lutte. "Il s’agit, au-delà des textes et des acteurs chargés de les appliquer, de vulgariser cette stratégie auprès des institutions de la République, des partenaires sociaux, du secteur privé, de la société civile, bref de l’opinion publique, en général." Ce faisant, "ce forum vise à susciter l’adhésion de toutes les parties prenantes afin qu’elles puissent accompagner, soutenir voire amplifier les politiques publiques déployées en vue de l’atteinte des objectifs de la (nouvelle) stratégie", a soutenu Macky Sall.

Le constat est là : "la corruption et les pratiques connexes constituent des entraves majeures à la mise en place des politiques publiques, celles efficientes et porteuses de progrès." D’ailleurs, ils constituent, a-t-il ajouté, "un des dénominateurs communs des pouvoirs publics, à travers le monde" et ce "quelque que soit le niveau de développement."

"Un combat de tous"

Selon des statistiques de la Banque mondiale (BM), 1 500 milliards de dollars seraient versés en pots-de-vin, par an, soit près de 2% du PIB mondial, portant atteinte "à la bonne conduite des affaires publiques, et encourageant la soustraction de ressources indispensables au développement", a regretté Macky Sall.

De plus, "elle décourage la saine compétition susceptible de favoriser les meilleurs choix et les meilleurs résultats en matière d’investissements d’exécution de projets publics."

C’est pourquoi, a-t-il souligné, pour finir, que "la lutte contre la corruption doit rester un combat de tous, et de tous les jours. C’est dans cet esprit que notre pays s’est doté d’un document de stratégie pour une approche plus coordonnée, plus inclusive et plus systématique dans les efforts appréciables mais éparpillés, jusque-là, menés pour lutter contre ce fléau".

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