image

"MES VOEUX POUR 2022"

image

Nous voilà déjà en 2022. Une année qui sera cruciale pour l’avenir de notre pays.

Sur le plan politique, les élections municipales et départementales du 23 janvier prochain permettront de changer la gouvernance dans nos collectivités locales. Rien ne peut se faire, si à la base, les représentants manquent de compétences et de sens des responsabilités. C’est pourquoi la République des Valeurs/Réewum Ngor s’est lancée dans la bataille pour la conquête des localités, partout au Sénégal. Je suis moi-même candidat à Thiès. Les élections législatives sont aussi prévues cette année. Nous serons de la course, et porterons fièrement les principes et valeurs auxquels nous croyons. Nous le devons au Sénégal, pour plusieurs raisons.

Notre pays reste menacé par des difficultés multiformes. La première est la pauvreté. Près de 38 % de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté, selon l’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM 2018/2019) de l’ANSD. La principale préoccupation de notre pays doit demeurer dans l’élimination de la précarité où sont installés nos nombreux concitoyens, car la première dignité de l’Homme est de pouvoir subvenir à ses besoins primaires.

L’autre fléau qui accable notre société est l’absence de perspectives de sa jeunesse. Cette situation peut conduire à la catastrophe. Le climat social est tendu et sans une prise en charge des jeunes, des déflagrations incontrôlables et brutales peuvent survenir. De nombreux jeunes que nous rencontrons dans les rues de nos villes et de nos villages nous racontent leur désenchantement. Ils ont perdu tout espoir de vivre dans une nation qui les protège. Tous, ou presque, nous disent leur désaffection de la politique. Ils ne croient plus aux paroles et aux promesses des autorités, maintes fois abjurées. Ce signal-là, le régime en place le perçoit mais semble faire fi de ses répercussions.

La santé est aussi une préoccupation sérieuse des Sénégalais. Je pense à ces femmes du Kabada qui, le cœur plein d’amertume, m’ont rappelé les situations moyenâgeuses dans lesquelles elles vivent. Elles ne peuvent pas se soigner. Elles ne peuvent pas accoucher dans des conditions décentes. Elles sont des sacrifiées de la République. Elles font partie des nombreuses victimes des inégalités sanitaires au Sénégal. Je pense aussi à ces nombreux malades qui peinent à bénéficier de soins dans nos hôpitaux qui manquent cruellement de tout.

Par ailleurs, le Sénégal ne s’arrête pas à Dakar et à Diamniadio. Je l’ai dit plusieurs fois, et je le répète une fois de plus : pourquoi construire un TER pour plus d’un millier de milliards de F CFA, alors que les besoins les plus urgents ne sont pas satisfaits. Le Sénégal pour sa prospérité a besoin d’infrastructures stratégiques et efficientes. Investir, aujourd’hui, dans des éléphants blancs, c’est contraindre les générations futures à payer le prix fort de l’incurie et de la gabegie. Si nous n’avons pas le courage et la lucidité de dénoncer cela, je ne vois pas le sens de notre engagement politique.

La sécurité des Sénégalais est un autre défi à relever. Les atteintes aux biens et aux personnes sont alarmantes. S’il faut renforcer les moyens des forces de l’ordre et défense, c’est dans la moral ont cédé.

Notre société s’affaiblit de plus en plus. Il faut bien en déterminer les causes. Non seulement l’éducation nationale peine à enrôler tous les enfants de la République, mais le niveau scolaire s’est affaissé. Tout cela n’est pas sans conséquences sur le débat public et médiatique. Il faudra certainement reconstruire une école performante et républicaine, qui n’oublie personne ; qui a des formateurs dévoués, respectés et qui sont au niveau des grands enjeux de la planète. Dans un monde qui change, un monde de connaissance et de réalité augmentée, il n’y a qu’un seul moyen pour être compétitif : accorder plus d’importance au savoir et à la recherche.

Chers compatriotes, ceux qui dirigent feignent de le comprendre, mais le Sénégal ne se porte pas bien. Nous devons retrouver la moralité dans l’action publique. C’est ainsi que nous apporterons des réponses politiques à nos inquiétudes collectives.

Très bonne année 2022 ! réparation du système éducatif en faillite, et du chômage endémique qu’il faut le plus agir. La bataille de l’éducation ne peut plus attendre. Nous voyons bien que plusieurs piliers de l’ordre

Thierno Alassane SALL
Président de la RV/Réewum Ngor
Candidat à la mairie de la ville de THIÈS
Candidat à la mairie de la commune de THIÈS OUEST

4 janvier 2022


------------------------------------

Vous pouvez réagir à cet article