Me Moussa Sarr, avocat des jeunes de Ouakam : « Il reste quatre jeunes à libérer ! »

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JUSTICE

Au début de l’affaire, ils étaient onze jeunes du village de Ouakam, des supporters et un joueur de l’Union Sportive de Ouakam, à être mis aux arrêts suite au drame du stade Demba Diop. Aujourd’hui, il n’en reste plus que quatre en prison. Leur libération est le combat de l’avocat Me Moussa Sarr, qui a à peine fini de savourer la libération ce jeudi, de trois de ses clients.

Ibrahima Seck, El Hadji Malick Diagne et El Hadji Mbaye. Ils sont trois jeunes de Ouakam à humer l’air de la liberté, rejoignant les quatre qui les avaient devancés il y a deux mois. Ibrahima Seck et ses amis viennent de bénéficier d’une liberté provisoire après avoir été arrêté pendant plus d’un an dans le cadre du drame du Stade Demba Diop de Dakar. Joint au téléphone par la rédaction de emedia.sn, leur avocat, Me Moussa Sarr, confirme la nouvelle avant de rappeler qu’il reste encore quatre autres jeunes en détention dans le cadre de cette affaire. « Après avoir fait libérer quatre d’entre eux il y a deux mois, nous avions introduit une demande de liberté provisoire le 12 octobre dernier. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de cette mesure prise par le juge d’ordonner la libération de trois autres des jeunes, mais il en reste encore quatre en détention et l’on ne sera soulagé quand ils seront tous rentrés chez eux car c’est là leur place », fulminera-t-il, au bout du fil, avant de souligner qu’il a introduit un appel partiel à la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel pour les quatre jeunes restés en détention.

Parmi eux, le footballeur Djibril Guèye, qui portait encore les couleurs de l’Us Ouakam et disputait même la fameuse finale de la Coupe de la Ligue qui opposait son club au Stade de Mbour, le 15 juillet 2017. Finale au cours de laquelle l’une des tribunes du stade Demba Diop s’était affaissée, causant la mort de huit supporters du club mbourois et, par ricochet, l’arrestation des onze jeunes proches de l’Us Ouakam.
Me Moussa Sarr s’en réjouit mais estime que la bataille est loin d’être terminée. « C’est soulageant, dit-il, mais on continue le combat judiciaire jusqu’à la libération totale de tous les jeunes Ouakamois dans le cadre de cette affaire car nous estimons que toutes les conditions juridiques et judiciaires sont réunies pour que tous les jeunes ouakamois bénéficient d’une Liberté provisoire. »

Après la saisine de la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Dakar, l’affaire devrait être programmée dans un mois.

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