[VIDÉO ] PAPA DEMBA THIAM : « JE NE CROIS PAS À LA MALÉDICTION DU PÉTROLE, LE PROBLÈME C’EST NOUS »

news-details
JURY DU DIMANCHE

Papa Demba Thiam, économiste, chercheur et investisseur, entrepreneur privé pour le développement des chaînes de valeurs, avant de travailler comme consultant international au service des gouvernements suisse et allemand est l’invité du Jury du dimanche, ce 11 août. Interpellé sur la polémique de la gestion des ressources naturelles du Sénégal notamment le gaz et le pétrole, le docteur Papa Demba Thiam a fait savoir que nous pouvons soutenir toute une économie autour du pétrole. Mieux, il a rappelé que le Sénégal a toujours eu du pétrole tout comme la Guyane, le Brésil. Mais, il fut des temps où l’exploitation du pétrole ne pouvait pas être rentable au Sénégal parce que le baril de pétrole se vendait à l’époque à 24 dollars. « Et quand vous avez un baril de pétrole à ce prix, vous ne pouvez pas faire des investissements colossaux qui soient rentables. Mais, lorsque vous voyez le niveau du baril de pétrole que nous avons aujourd’hui les majors peuvent se risquer à dire que les tendances structurelles montrent que le prix du pétrole restera à un certain niveau. Donc, ça vaut la peine d’investir et de rattraper cet argent plus tard », dit-il.

A l’en croire, le Sénégal est un pays où le coût de l’électricité est exorbitant. Et rien que de penser à transformer le gaz en énergie peut permettre de déclencher un gros marché de croissance pour soutenir nos industries. « Nous pouvons régler notre problème énergétique avec le gaz. Les infrastructures que nous allons mettre en place pour l’exploitation du pétrole et du gaz vont permettre de créer des pôles de croissance qui peuvent donner leur viabilité à d’autres pôles adjacents dans d’autres domaines comme l’agriculture, l’élevage, le tourisme », explique-t-il.

Avant d’ajouter : « Je ne crois pas à la malédiction du pétrole. La malédiction, c’est nous même. L’histoire de l’Afrique a été une histoire de trahison d’africains contre d’autres africains. Il faut que nous arrêtions cela. Nous ne regardons que les choses négatives. Le gros problème chez nous, c’est que les gens passent leur temps à arrêter les autres au lieu de prendre l’énergie pour eux-mêmes pour avancer ».

Vous pouvez réagir à cet article