PROFIL : HAWA SECK, LA NIÈCE DE BABA MAAL À LA CONQUÊTE DU PUBLIC

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MUSIQUE

Hawa Seck, la chanteuse sénégalo-mauritanienne, et son groupe ’’Ngawla Senerim’’ (en hommage à ses origines) vont à l’assaut du Théâtre National Daniel Sorano. Pour la 4e édition de leur anniversaire, rendez-vous est pris pour le 15 juin 2019. Malheureusement, la célébration coïncide, cette année, avec la commémoration du décès de son père « bien-aimé », Moussa Seck, le 30 juin 2018. A qui elle compte rendre hommage. Pour l’anecdote, elle a supprimé toutes les photos de ce dernier sur son portable car « je peux rester des heures à pleurer en les visionnant. C’était mon complice », nous confie-t-elle, tristement.


La musique, son héritage

De la lignée des ’’Gawlo’’ du Fouta, sur les deux (2) rives du fleuve Sénégal, la jeune griotte revendique un legs de ses grands-parents. « J’ai commencé à chanter depuis 2002 à Nouadhibou, (en Mauritanie). Je suis issue d’une famille griotte, mes grand-mères maternelles et paternelles étaient des griottes. Mon homonyme Hawa Aly Gawlo a participé à beaucoup de festivals », s’enorgueillit, fièrement, Hawa Seck. D’abord, elle chantait l’éloge des gens dans les mariages, baptêmes et autres cérémonies, entre 2002 et 2006. Ensuite, définitivement prise par la fièvre de la musique, elle a tout laissé en plan pour vivre sa passion, la musique. Celle qui a une attestation en informatique, a tout lâché pour la musique. « J’introduisais moi-même mes copines lors de leur réception ».

Revenue au Sénégal avec son père et ses trois (3) frères lors des événements sénégalo-mauritaniens qui ont éclaté en 1989, Hawa Seck est retournée, seule, en Mauritanie, en 1997, avant les autres membres de sa famille. Elle a tout de suite repris ses études. Elle échoue deux (2) fois au second tour à l’examen du Baccalauréat en série S2, (la dernière fois, elle indique avoir obtenu la moyenne de 9,41 alors que 9,50 était requise pour l’admission). C’est à partir de là, qu’elle s’investit pleinement dans la musique.

Nièce de Baba Maal

Depuis, l’artiste, qui se présente comme la ’’nièce’’ de Baba Maal, est en train de tracer patiemment son sillon dans le milieu du showbiz. Aujourd’hui, l’objectif, fixe-t-elle, au-delà de celui initial de « raffermir les liens entre les deux (2) pays », est de « pousser les artistes femmes à croire en elles ». « Le parcours de l’artiste est semé d’embûches surtout pour les femmes. On dit du n’importe quoi sur (elles), et elles ne sont pas prises au sérieux. Mais, je leur conseille de ne pas se décourager, et de tenir bon pour atteindre les objectifs fixés ! », encourage Hawa Seck, répétant que ’’Gor baxna, djigeen baxna !’’. En outre, la chanteuse, qui met en avant sa propre expérience, souligne que les « mariages précoces constituent un frein pour la carrière » des jeunes femmes.

Par rapport à sa carrière, elle rappelle que, pour les précédentes éditions, elle s’était produite en live au Grand-Théâtre. C’était le 5 août 2016 tout juste après la sortie de son album intitulé ’’Diombadio’’, un « mélange entre traditions yéla, blues et mbalax’’, explique-t-elle. Pourquoi Sorano ? « La salle du Grand-Théâtre était déjà prise », renseigne la native de Nouadhibou.

Comme référence dans la musique, la chanteuse brandit ses liens avec Baba Maal, le ’’roi du Yéla’’ : « Djoko Seck et Fat Debbo nous lient par le sang ». Dans un article consacré à Hawa Seck, Le Soleil renseigne que Youssou Ndour l’avait présentée comme sa cousine, lors d’un concert transmis en direct à la télévision, à Ndioum. Une occasion qu’elle n’avait pas ratée pour étaler son talent. Aujourd’hui, la jeune divorcée est un cœur à prendre.

Après la 4e édition de son anniversaire, Hawa Seck prévoit une tournée nationale dans plusieurs régions du Sénégal, et plus tard en Afrique notamment au Congo, au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, en Guinée, en Gambie, entre autres. Avant la tournée européenne. Bon vent !

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