Propos incendiaires : Seydou Guèye se fâche, Sonko s’explique

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Politique

Les propos d’Ousmane Sonko, soutenant que les politiciens qui étaient là depuis 1960 peuvent être fusillés, exaspèrent au plus haut point Seydou Gueye, le porte-parole de l’Alliance pour la République (Apr, parti présidentiel).
« Quand j’ai lu ça dans la presse, je n’en revenais pas, contre-attaque ce dernier, sur la Rfm. J’ai eu vraiment froid dans le dos. Qu’on puisse utiliser cette catégorie d’argumentation spécifique et propre aux logiques pro-islamistes et djihadistes, cela me semble inacceptable dans notre espace politique puisque Ousmane Sonko s’était déjà fait remarquer par sa capacité à faire de l’intoxication, à être complètement désobligeant, à manquer de respect. Mais en arriver à ce niveau qui est le jargon habituel du terrorisme... Il appartient à l’Etat de prendre les mesures qui s’imposent face à de telles déclarations qui sont vraiment décoiffantes. »

La réplique de Sonko : "Seydou Guèye est toujours dans le registre de la diabolisation"

La réponse d’Ousmane Sonko n’a pas tardé. Ce dernier maintient ses propos et dénonce une « tentative de diabolisation », sur les mêmes ondes.
« J’ai été très amusé d’entendre Seydou Guèye, qui est toujours dans le registre de la diabolisation, en voulant faire passer Ousmane Sonko pour un terroriste. Un terroriste qui a servi l’Etat pendant 15 ans. Aujourd’hui, s’ils avaient un seul début de preuves sur ceux qu’ils avancent, je serai depuis longtemps en prison. Ces gens deviennent ridicules, d’ailleurs, avec cette tentative de diabolisation qui ne produit que l’effet contraire, c’est-à-dire que les Sénégalais viennent en masse vers nous parce qu’ils ont compris. Peut-être qu’ils ont peur mais laissez-moi les rassurer, personne ne sera fusillé. »
Concernant la vidéo qui a créé la polémique, l’opposant s’explique, tout en refusant d’évoquer des excuses : « D’abord, cette vidéo date de plusieurs mois, qu’on la sorte aujourd’hui pour essayer de noyer les vraies questions notamment l’assassinat lâche d’une de nos militantes que le procureur a voulu rapidement qualifié, les agressions presque quotidiennes de nos militants, la Gendarmerie chez ma mère au lendemain de la présentation de mon livre-vision ’’Solutions’’. Il y a un ensemble de choses qui se passent et que les gens veulent orienter vers un débat qui n’existe pas. »

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