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SIX PENSIONNAIRES D’UNE DAARA MEURENT CALCINÉS

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La chambre où a eu lieu le drame, est restée à l’état. Une demi-douzaine de petits lits superposés. Des matelas complètement calcinés, valises, vêtements et divers objets personnels jonchent encore le sol. Ravagé par les flammes, le mur est noirci et lézardé par endroit. Djibril Bah, enseignant dans l’établissement nous fait visiter les lieux.

A la vue du matelas avec les emprunts d’un des talibés morts dans l’incendie, le jeune enseignant d’origine guinéenne, est au bord des larmes. Les verres fumés qu’il porte masque mal son émotion.

Juste à côté, Bah nous montre un petit coin sous un lit où un autre enfant a été retrouvé inerte, asphyxié par les flammes.

Depuis ce dimanche, les cours sont à l’arrêt, le pensionnat déserté par ses occupants. On accuse le coup mais le choc est immense et ce sera difficile de s’en remettre avoue celui qui côtoyait au quotidien les victimes.
Malgré la tragédie, le brasier n’a duré qu’une petite demi-heure. Le feu a été maitrisé grâce à la promptitude du voisinage. Seule une chambre parmi la dizaine est consumée alors qu’une centaine d’enfants dormait ce soir-là dans le pensionnat.

L’établissement reste suspendu aux conclusions de l’enquête ouverte au lendemain de la catastrophe pour connaitre l’origine du feu.

Amadou BARRY
(Correspondant)

21 octobre 2021