Suspension des importations d’huile : La parole aux acteurs

news-details
ECONOMIE

L’Etat du Sénégal a suspendu les importations d’huile d’arachide. La mesure est officielle depuis le mercredi 17 octobre 2018. Un prétexte pour donner la parole aux commerçants et aux consommateurs.

L’Etat du Sénégal suspend les importations de l’huile d’arachide. Le Ministère du Commerce a pris cette mesure mercredi. Objectif : permettre aux producteurs locaux d’écouler facilement leurs marchandises. Une initiative diversement appréciée par les commerçants. Abdou Karim, vendeur de denrées alimentaires au marché Castor, trouve que l’initiative vient à point nommé. « Enfin, nos braves agriculteurs pourront vendre tranquillement, leurs récoltes. Cela va créer de la valeur ajoutée », estime-t-il. En phase avec son collègue, Saliou Diop soulève néanmoins quelques inquiétudes sur la qualité de l’huile made in Sénégal « J’apprécie la décision du Ministère du Commerce, c’est une bonne chose. Mais les producteurs locaux ont l’obligation d’améliorer la qualité de l’huile et pour envisager aller à la conquête du marché international », plaide le vendeur en gros.

Les consommateurs approuvent

Quid des consommateurs ? Aïssatou Diop est restauratrice. Sans hésiter, elle clame sa préférence pour la version locale de l’huile. Elle argumente : « Je préfère largement l’huile du pays. Elle coûte moins chère et elle est de très bonne qualité. J’évite d’acheter les produits importés, car on ne connait pas trop ni les ingrédients ni les conditions de production. »

Fidèle client de la gargotte d’Aïssatou Diop, Amar, Diop prend le temps de finir son plat de « Ceeb jën » (riz au poisson), avant de donner son avis. Et il est catégorique. Son choix porte les contours de la préférence nationale : « Chez moi, mon épouse ne prépare qu’avec l’huile produite au Sénégal. Etre patriote, c’est faire la promotion du consommer local. »

Pour rappel, l’Etat du Sénégal avait interdit en mars l’importation d’huile d’arachide importée en formats de 250 ml à 5 litres. Aujourd’hui, les acteurs du secteur souhaitent que la mesure soit pérenne et qu’un comité de suivi soit créé afin d’éviter tout dérapage.

Vous pouvez partager cet article