TENSIONS NOTÉES DANS CERTAINES VILLES, LES FIEFS DES OPPOSANTS SOUS HAUTE SURVEILLANCE

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PRÉSIDENTIELLE 2020

Le calme règne dans la grande partie de la Côte d’Ivoire, à la mi-journée de ce jour de vote. Ce n’est pas le grand rush devant les centres de vote ; les Ivoiriens, en grande partie, se sont terrés chez eux quelque soit leur décision. Ceux qui ont voté n’ont pas longtemps trainé dans la rue et son directement rentrés après avoir placé l’enveloppe dans l’urne. Ceux qui ont décidé de suivre le mot d’ordre de boycott l’ont fait en restant chez eux tout comme ceux qui se sont tout simplement détourné de l’actualité politique.

Cela n’empêche qu’il y a eu quelques heurts dans quelques quartiers d’Abidjan et de Yamoussoukro, la capitale administrative du pays. Pas de quoi entacher la régularité du scrutin, se défend Ibrahim Kuibiert-Coulibaly, le président de la Commission électorale indépendante (CEI), qui s’est exprimé après avoir voté au lycée Sainte Marie, comme le président Ouattara.

Pour le patron de la CEI, il n’y a pas de quoi s’inquiéter car « le vote a bel et bien lieu sur toute l’étendue du territoire », insiste-t-il. « Nous avons 10 815 lieux de vote et 22 381 bureaux de vote. Il y a des zones qui ont connu des troubles mais ce sont de troubles mineurs. À peine 30 à 40 bureaux de vote ont été saccagés. Quand vous faites le ratio, c’est insignifiant », a-t-il assuré.

Plusieurs témoignages recueillis auprès d’observateurs et de confrères sur place font état de troubles, avec du matériel électoral saccagé dans certains quartiers de Yamoussoukro, dans la suite de ce qu’il y a eu dans cette zone durant la période de campagne électorale. De grandes artères ont été barrés par les manifestants qui n’ont pas hésité, par moments, à affronter les gaz lacrymogènes des forces de l’ordre.

À Abidjan également, au quartier de Blockhauss, un centre de vote a été pris d’assaut et selon le président de la commission électorale de la Commune de Cocody, cela a eu pour conséquence le transfert dudit centre vers un autre lieu. Pour le reste, c’est globalement dans les fiefs respectifs des candidats au boycott que les tensions ont été enregistrées. C’est le cas de Mbattou, dans la région de Moronou, chez Pascal Afficher Nguessan, ou encore à Abobo, bastion que se disputent l’ancien président Laurent Gbagbo et son successeur Alassane Ouattara.

L’Etat a annoncé le déploiement de plus de 35 000 hommes pour assurer la sécurité des citoyens et la bonne tenue du scrutin, ce samedi 31 octobre.

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