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UN PROJET MIS EN ORBITE POUR RÉDUIRE LA VULNÉRABILITÉ DES POPULATIONS

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A cause du changement climatique, le Sénégal est confronté à des phénomènes récurrents d’inondations. Cette problématique constitue un fléau pour les populations concernées et un frein au développement économique. En effet, c’est pour réduire la vulnérabilité des populations face aux impacts des inondations que le Ministère de l’Eau et de l’Assainissement est en train d’exécuter le Projet de Gestion Intégrée des Inondations au Sénégal (PGIIS). Il faut dire que ce projet, qui va durer 30 mois, bénéficie d’une subvention du Fonds Vert pour le Climat (FVC) qui a délégué sa contribution financière à l’Agence Française de Développement (AFD).

Arrimé au cadre de Sendaï, le PGIIS est articulé autour de quatre composantes : améliorer la connaissance du risque d’inondation ; réduire la vulnérabilité des territoires au risque d’inondation ; prévenir le risque d’inondation et enfin renforcer la gouvernance du risque d’inondation.

Venu présider la cérémonie de lancement du Projet de Gestion Intégrée des Inondations au Sénégal (PGIIS), le ministre de l’Eau et de l’Assainissement a annoncé que fin 2020, il avait lancé une procédure de sélection de consultants pour la première composante qui porte sur la mise en place d’un système d’information géographique appliqué à la cartographie de surfaces inondables et de risques d’inondation au Sénégal.

« Ce système d’information géographique est confié à un groupement constitué par un cabinet spécialisé dans le système d’information géographique et un autre cabinet spécialisé dans la gestion des inondations à l’issue d’un appel d’offre qui avait vu la compétition de 21 bureaux d’étude. Nous allons au terme de ce travail avoir un modèle numérique de terrain sur le territoire national qui va permettre d’identifier les bassins versants, les zones d’écoulement d’eau, les tas de submersions », a dit le ministre Serigne Mbaye Thiam selon qui, ce modèle numérique de terrain aura une précision de deux mètres à peu près et va être déployé et détaillé dans 7 zones prioritaires.

A l’en croire, une des zones prioritaires va être le triangle Dakar, Thiès et Mbour. Et les 6 autres zones prioritaires seront définies à partir du premier modèle numérique de terrain. « Au niveau de ces 7 zones prioritaires, nous allons avoir ce qu’il y’a de mieux, c’est-à-dire un modèle numérique de terrain où nous aurons des précisions de 10 cm sur le terrain pour pouvoir simuler des écoulements d’eau, des débordements de crue et les impacts sur l’environnement. En plus de cela ce qui est important, c’est que les données qui seront produites seront mises à la disposition des institutionnelles comme les autorités administratives, les autorités municipales, mais en même temps, il y’aura un portail web mis à la disposition du grand public où quelqu’un qui souhaite s’installer dans une zone pourra interroger les bases de données pour savoir quel est le comportement des inondations dans cette zone en cas de grosses pluies », a renseigné le ministre de l’Eau et de l’Assainissement.

Sur la question de savoir est-ce que ce projet va sortir les populations des inondations ? Il a répondu qu’on n’est pas dans des interventions pour sortir les populations des inondations. « On est dans des interventions pour mieux connaître le risque d’inondation mais aussi, pour avoir une cartographie des écoulements d’eau sur le territoire national et savoir quelles sont les zones qu’il faut éviter pour des établissements humains pour y habiter, quelles sont également les zones qu’il faut réserver à l’écoulement des eaux ? On est dans cela. On est dans l’anticipation et la meilleure connaissance du risque d’inondation », a-t-il précisé.

Cheikh Moussa SARR

9 novembre 2021