Vers un baril à 100 dollars !

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Pétrole

Sur fond de stratégie géopolitique à l’échelle du monde, les géants de l’or noir et les pays producteurs membres de l’Opep livrent un combat homérique. Le prix du pétrole qui poursuit son ascension dépasse aujourd’hui les 82 dollars (46 494 FCFA). Il s’agit du plus haut niveau depuis… 2014, disent des experts !

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Les mêmes prédisent le baril à 90 dollars (51 030) vers le 25 décembre 2018 et à 100 dollars (56 700 FCFA) à partir du 1er janvier 2019. Ce scénario devient plausible en observant l’évolution du cours. Lequel est porté par la décision de l’Opep et de la Russie de maintenir leur accord de réduction de la production, malgré les sanctions des Etats-Unis contre l’Iran.

Le rapprochement de Moscou avec les pays du Golf isole Washington qui tablait sur une réduction de 800 000 barils/jour. La demande est soutenue. Mais des pays comme la Venezuela et la Libye voient leurs productions s’effondrer. D’où un manque journalier de 3,6 millions de barils.

Des analystes, attentifs à ces variations, estiment que le contexte favorise les grands groupes pétroliers à l’image de Royal Dutch Shell, Total ou BP qui, bien que n’ayant pas retrouvé les niveaux de 2014, s’en rapprochent d’autant que les cours de Bourses affichent des progression de l’ordre de 25 %.

Certains gérants de fonds d’investissement ont également profité de cette embellie qui rejaillit aussi sur les indépendants dont la flexibilité de gestion des services parapétroliers constitue une aubaine face aux majors.

Dans ce secteur très spéculatif, Tullow Oil, fortement présent en Afrique, profite mieux que ses concurrents de la hausse du prix du pétrole dont la valeur est calquée sur celle du brent (type de pétrole) qui sert de référence dans la fixation du prix du brut.

Ces quatre dernières années, les valeurs parapétrolières se traitent à des niveaux 40 %
Inférieurs aux niveaux de 2014. Conséquence : une méfiance accrue des investisseurs vis-à-vis de ces valeurs qui « ont souffert de la chute des investissements et des dépenses d’exploration des grandes compagnies », selon un influent acteur de l’écosystème pétrolier.

Les yeux restent rivés sur une relance des investissements avec une projection subséquente du baril à 100 dollars… Les commandes pourraient repartir. L’exploitation, elle, peine à redémarrer, parce que toujours déficitaire. Avertissement sans frais !

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