Violence : 1 600 cas enregistrés à Pikine en 2018

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AJS

La boutique de droit de Pikine a enregistré plus de mille six cents (1.600) cas de victimes de violences, en 2018. Bilan fait à l’occasion d’un atelier qui regroupait les acteurs et intervenants dans la prise en charge, à l’initiative de l’Association des juristes du Sénégal (AJS). Laquelle association a émis l’idée de la création d’un centre multidisciplinaire de prise en charge de ces femmes victimes de violence. Ainsi, le constat est fait que les femmes victimes de violence ont besoin d’une meilleure prise en charge. L’AJS qui pose le débat, a échangé avec les forces de l’ordre, le corps médical, les ’’badiènou gokh’’ (marraines de quartier), entre autres acteurs.

« Aujourd’hui, relève Nafissatou Seck, la coordonnatrice de la boutique de droit de Pikine, interrogée par Radio Sénégal, il y a plusieurs acteurs, la police, le tribunal, les maisons de justice, les ’’Badiénou gokh, le corps médical, les boutiques de droit et tous les acteurs qui interviennent autour de cette question de prise en charge. D’où l’intérêt aussi de cette présentation afin que nous puissions avoir une chaîne vraiment dynamique pour que chaque victime connaisse les structures de prise en charge. » D’autant que, souligne-t-elle, « les conséquences sont nombreuses. Déjà, sur le plan médical, il y a les maladies sexuellement transmissibles (MST), les grossesses indésirables mais aussi les conséquences psychologiques, des traumatismes, des dépressions, la perte de l’estime de soi, sur le plan personnel. (Un impact) également sur la société parce qu’une victime de violence est également une perte pour la société et pour l’économie. »

Soutenant que « l’offre de service doit être améliorée », la juriste indique que « plusieurs défis sont à relever » comme « la création d’un centre de prise en charge. » Car, « malgré les avancées qui ont été notées, il nous manque encore, à l’exemple du Rwanda, un centre holistique de prise en charge où la victime n’aura pas besoin d’être éparpillée mais elle pourra trouver au sein d’un même centre tous les services médicaux, juridiques et psychologiques dont elle a besoin pour pouvoir se réinsérer dans la société. »

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