Violences à Tamba : L’Appel demande des actions urgentes et fermes de tous les médias

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PRÉSIDENTIELLE 2019

Les réactions d’indignation pleuvent après les heurts survenus à Tambacounda, ayant déjà occasionné deux (2) morts de militants supposés appartenir au camp de la mouvance présidentielle. Ce, lors des échauffourées qui ont éclaté entre des partisans de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) et d’autres du Parti de l’Unité et du Rassemblement, dont le candidat Issa Sall est en tournée dans la zone. Deux (2) véhicules dont celui conduisant les journalistes, ont été brûlés.

Après la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS), l’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse (APPEL) condamne « l’agression des journalistes à Tamba » et demande « des actions urgentes et fermes de toutes les organisations de médias », dans une note parvenue à emedia.sn. Dans laquelle, consternée, l’APPEL dénonce « le tabassage » en règle des journalistes embarqués dans la caravane de campagne électorale du candidat El Hadji Sall à Tambacounda.

Selon les témoignages des confrères recueillis, indique la note, « il y aurait huit (8) journalistes blessés dont trois (3) dans un état grave. Ils ont dû leur salut à une intervention rapide et professionnelle de la gendarmerie. Le pire, c’est qu’ils ont été trouvés dans leur lieu de refuge, dans un centre de santé situé à plus de 10km à la sortie de ville de Tamba pour les prendre à partie. »
« Cette agression sauvage et barbare est intervenue à la suite d’une bataille rangée entre militants du PUR et ceux de la Coalition Bennoo Bokk Yaakar qui a eu lieu ce lundi matin vers Légal Pont, un quartier de la commune de Tamba. Ces échauffourées se sont soldées par un mort », s’indigne APPEL. Qui tient à « condamner la violence sous toutes ses formes », martelant qu’ « elle ne peut cautionner ou rester inerte face à une telle violence contre des hommes de médias. » Avant de demander « une coordination de toutes les organisations faitières des médias pour une ou des actions fortes à mener pour condamner et marquer les esprits de tous les candidats engagés dans cette présidentielle du 24 février pour que de tels actes ne se reproduisent plus jamais. »

Déjà, avertissent les Editeurs de la presse en ligne : « (L’APPEL) suit de près les développements de cette affaire et la suite de la campagne et se réserve de prendre toute initiative visant la protection de ses reporters fut-elle un boycott ou black out d’un ou des candidats dont leurs militants seraient reconnus comme étant agresseurs de journalistes. »

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