ZOOM SUR LES BULLETINS DES CINQ CANDIDATS !

news-details
PRÉSIDENTIELLE 2019

24 janvier 2019 - 24 février 2019. Un mois, pile. Il reste moins d’une vingtaine de jours pour l’élection présidentielle du 24 février prochain et, en attendant que la campagne électorale soit lancée, les cinq candidats officiellement retenus par le Conseil constitutionnel, déjà en pleine campagne électorale, ont dévoilé les spécimens de ce que seront leurs bulletins de vote respectifs. Emedia.sn les a passés au crible.

- 

Des bulletins de la présidentielle 2012

- 

Madické Niang

Au jeu des sept erreurs, les deux images seraient pertinentes. Sur les photos, Madické Niang a les lunettes et les cheveux de plus. C’est tout ce qui serait facile à trouver. Pour le reste, il faudra zoomer. Candidat surprise issu des rangs du Parti démocratique sénégalais (PDS) dont le candidat, Karim Meissa Wade a été recalé au dernier filtrage du Conseil constitutionnel, Me Madické Niang n’est pas allé chercher loin. Réclamant toujours son statut de Plan B malgré le désaccord du leader du parti, l’avocat a tout - ou presque - pris du PDS pour faire son bulletin de vote. Avec les couleurs historiques jaune et bleu, l’épi de céréale (la tige de mil toutefois remplacée par deux tiges de blé), le même format "identité" de la photo (assez floue, soit dit en passant)... Madické Niang a poussé le parallèle jusqu’à la fonction d’avocat qui était également celle de son ex (?) mentor, Me Abdoulaye Wade. Suffisant pour capter son électorat ? Rien n’est moins sûr pour le plus âgé (66 ans) des cinq candidats.

- 
Issa Sall

Malgré une grande expérience dans l’organisation des élections, l’Informaticien El Hadj Issa Sall, candidat du PUR, participe à la première fois à une élection présidentielle. C’est également le cas pour son parti, légalement constitué en 1998, soit il y a plus de 20 ans. Pour une première donc, le PUR a reconduit les mêmes codes que lors de l’élection législative de 2017 qui ont consacré son parti comme l’une des grandes surprises dudit scrutin : un bulletin à dominante verte et deux colombes blanches. Pour sa photo, Issa Sall a choisi l’élégance de la tradition avec un bonnet assorti à un boubou "trois pièces" sombre qui met en valeur un sourire tout aussi discret que sa paire de lunettes.

- 

Macky Sall

Pas beaucoup de changement pour le candidat à sa succession, Macky Sall. Le président sortant a repris l’essentiel du même bulletin qui a fait son succès en 2012 (voir bulletin plus haut). Les mêmes couleurs, marron-beige, presque la même pose sur la photo, à la différence que celle-ci le présente sous les traits d’un homme plus mûr, avec plus d’assurance et plus souriant qu’il y a sept ans, malgré l’exercice usant du pouvoir. Et puis, la tête du cheval comme emblème du patron de l’APR qui porte la candidature de la coalition Benno Bokk Yakaar comme depuis le second tour de la Présidentielle de 2012. "On prend les mêmes et l’on recommence" clameront les uns, quand les autres chanteront : "On ne change pas des codes qui gagnent"...

- 

- 

Idrissa Seck

Fan d’agrume. Fruit préféré : Orange. Il y a très peu de changements pour Idrissa Seck par rapport à son bulletin de 2012 (voir photo plus haut). Le bleu d’alors est troqué contre un noir sur une bande verticale à gauche et sur les écritures. Pour le reste, la couleur orange revient, de même que le fruit et ses deux feuilles placées sur la bande noire, jadis bleu. Une orange à gauche, une "banane" à droite. Le changement majeur réside dans le port vestimentaire qui accompagne le même large sourire. Aux oubliettes le costume de 2012, le leader de Rewmi a préféré le style traditionnel avec un grand boubou blanc. Vous remarquerez sans doute que des cinq candidats, Idrissa Seck est le seul... qui ne porte pas de lunettes sur son bulletin.

Ousmane Sonko

A l’instar d’Issa Sall, Ousmane Sonko participe à sa toute première élection présidentielle. Mais, contrairement au PUR, le parti "Pastef-les-patriotes" n’a que cinq années d’existence, célébrées en grande pompe le 19 janvier dernier. Pour l’échéance électorale du 24 février prochain comparée aux législatives de 2017 lors desquelles il dirigeait la liste de la coalition "Ndawi askanwi", le bulletin d’Ousmane Sonko s’est délesté de la couleur orange alors fortement présente pour ne garder que le blanc comme couleur de fond. Le vert-clair cède également à sa place à un vert, plus foncé et une troisième couleur, rouge bordeaux, vient accompagner le tout. Le design est sobre, avec quatre étoiles rouges et une verte, sous une inscription "Sonko Président" qui accompagne une photo clairement retouchée du plus jeune (45 ans) des cinq candidats, et, tout en bas, deux barres horizontales verte et rouge qui mettent en exergue son slogan : "L’avenir, c’est maintenant".

Etoiles rouges, couleur verte et rouge, un slogan tout en bas... Hasard ou clin d’œil à l’électorat du parti socialiste qui, pour la première fois de son histoire ne présentera pas de candidat ? À force de piocher, on a fini par trouver, pour, Ousmane Sonko, une certaine ressemblance avec le bulletin d’un certain Ousmane... Tanor Dieng, candidat malheureux à la présidentielle de 2012 et avec qui Sonko partage le même prénom et la même école de formation (l’ex ENAM). Ça s’arrête là...

Vous pouvez réagir à cet article