Le combat au-delà des arènes

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DÉFI DES INFRASTRUCTURES

Dakar Arena à Diamniadio, une arène nationale à Pikine, des stades en construction... Il n’y a pas que ça quand on fait face à des infrastructures majeures dans un état de délabrement avancé...

Malgré un effort conséquent sur cette dernière décennie avec les stades régionaux réhabilités par la Coopération sino-sénégalaise et quelques projets d’envergure enfin sortis de terre, Arène nationale et Dakar Arena notamment, le Sénégal a encore un énorme retard à combler concernant les infrastructures sportives avec des stades dans un état de délabrement avancé, une piscine olympique mal gérée et le désert pour les autres disciplines moins cotées au Sénégal mais d’une grande importance au sein de l’Olympisme. Dans ces conditions, il est à se demander comment envisager la bonne tenue des Jeux Olympiques de la Jeunesse, qui suppose l’accueil de plus de 4000 athlètes et 1000 officiels en deux semaines pour la pratique de plus d’une trentaine de disciplines sportives aux spécificités aussi variées les unes que les autres. L’événement est prévu entre mai et juin 2022, soit dans moins de quatre ans. Cela laisse suffisamment de temps pour réaliser les infrastructures adaptées. Dans son discours à Buenos Aires, le président de la République a renouvelé son engagement à doter le Sénégal d’un stade de dimension olympique à Diamniadio et à réfectionner totalement le stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, mais cela semble encore insuffisant. Il faudra également envisager la rénovation de la piscine olympique, l’aménagement des plages de Dakar et Saly pour respecter les normes environnementales, la construction de salles omnisports pour certaines disciplines spécifiques et pour la tenue simultanée de plusieurs épreuves et enfin le plateau nécessaire pour les manifestations à caractère éducatif et culturel organisées durant les Jeux. En plus de cela, il y a à prendre en compte les sites d’hébergement avec les réceptifs hôteliers et les villages olympique et médias, ainsi que les différents aspects du transport aérien comme intérieur. Mais, en considérant que le CIO supporte une grande partie des dépenses liées à l’organisation de l’événement, il ne reste plus qu’à matérialiser la volonté annoncée de réaliser les infrastructures à temps échu.

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