102 DÉTENUS MINEURS RÉPERTORIÉS À FORT B

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SURPOPULATION CARCÉRALE

La maison d’arrêt et de détention pour mineurs n’est pas concernée par le surpeuplement carcéral. Le centre de Fort B de Hann, qui a une capacité d’accueil de 100 détenus mineurs âgés entre 13 et 18 ans, compte actuellement 102 prisonniers. Mais, pour la Directrice, Mbombé Sène, la situation va vite se décanter puisqu’il y a deux procès prévus au tribunal des mineurs de Dakar et de Pikine. « Il nous arrive de dépasser légèrement la capacité d’accueil compte tenu des mandats de dépôts que nous recevons quotidiennement. Mais, comme il y a des audiences dans la semaine, la situation va redevenir normale. Aujourd’hui, il y a 102 détenus dans le centre mais, la moitié de cet effectif est composée de mineurs qui sont en instruction. Leur dossier fait l’objet de l’ouverture d’une information judiciaire », a expliqué la directrice de la maison d’arrêt et de mineurs, invitée de l’émission « Pencum Ndawni » sur Iradio (90.3).

Elle rassure tout de même que ces enfants détenus sont mis dans de bonnes conditions et traités humainement. Ils bénéficient, ajoute-t-elle, d’une formation professionnelle bien assurée qui leur permettra de préparer leur réinsertion sociale.

Auparavant, Mbombé Sène s’est prononcé sur les longues détentions qui alimentent le débat depuis la mort des deux jeunes détenus à la chambre 11 de la maison d’arrêt de Rebeuss. Pour elle, le surpeuplement et les conditions des détenus ne sont pas des questions d’actualité nouvelles. « C’est un constat unanime », avoue-t-elle. Et souligne : « Au lieu de réfléchir sous l’angle de la productivité des pensionnaires, ils passent leur temps à rabâcher sur le surpeuplement des prisons. »

Elle explique : « Les textes qui encadrent notre travail au quotidien sont des instruments juridiques internationaux parce qu’il faut reconnaître que le Sénégal est un pays qui a adopté sans réserve à la convention des droits de l’Enfant mais aussi à la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. » Avant d’ajouter : « Il faut reconnaitre tout de même qu’il y a certaines ambiguïtés et certaines contradictions qu’il faut lever dans ce sens pour qu’il ait une harmonisation entre ces instruments juridiques internationaux et nos réalités sociales ».

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