129 soldats mobilisés, comment le feu a été maitrisé

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Incendie du Scrupuldos

Alertés vers 02 heures du matin, les éléments de l’unité de sauvetage de déblaiement (en uniformes de couleur orange) basés à la cité police ont devancé de peu les sapeurs-pompiers (en bleu) venus de la Caserne Malick SY à l’angle Avenue Sénégal sur l’Avenue Blaise Diagne. Où un incendie s’est déclaré au sous-sol de l’immeuble abritant le magasin Scrupuldos situé en face des locaux d’Orca. Les heures passent et les flammes ravagent tout sur leur passage. Tous les niveaux du bâtiment, haut de cinq (5) étages, sont vite atteints. Le vent qui souffle attise le feu.

Toutefois, le premier objectif recherché était de circonscrire le feu pour qu’il n’atteigne pas les autres immeubles. Un pari réussi. Ainsi, l’opération étouffement, la phase qui précède le refroidissement, est lancée à partir de 15 heures. Entourant les flammes, les sapeurs-pompiers agissent à différents niveaux du cinquième étage à travers des jets bâtons lancés avec force par des éléments perchés au bout de l’échelle.

Au total, 129 soldats du feu répartis en 20 officiers, 38 sous-officiers et 71 militaires de rang, ont été mobilisés. Au nombre de 121 un peu après 13 heures, 8 autres éléments sont venus en renfort de Diamniadio. « On vient suivant l’envergure du feu », nous signale-t-on. Aussi, parmi les véhicules mobilisés, il y avait le fourgon de Fatick. Transporté à Dakar pour les besoins du défilé du 4 avril dernier, le véhicule était stationné depuis lors à l’Etat-major. Heureusement !

Expliquant leur domaine d’intervention, un élément de l’unité de sauvetage déblaiement indique « qu’ils interviennent quand il y a des accidents graves comme des effondrements, affaissements de dalles ou glissements de terrain » entre autres situations extrêmes. Pour le cas précis de l’incendie qui s’est déclaré au Scrupuldos, ce sont eux avec l’équipement adéquat, qui sont venus à bout des portes en fer du magasin, ouvrant la voie aux éléments en bleu.
Aussi, il faut dire que l’immeuble ne respectait pas les normes pour une maîtrise rapide en cas d’incendie. Le « manque d’aération » n’a pas, loin de là, facilité la tâche aux secours. Un cocktail explosif. Une enquête permettra de déterminer les causes de l’incendie, pour le moment, inconnues.

Travaillant de concert, les équipes ont, toutefois, tergiversé lorsqu’il s’agissait de permettre au propriétaire du magasin de récupérer des documents « importants ». Ce dernier équipé par des éléments de l’unité de sauvetage de déblaiement est toutefois stoppé. L’équipe en face souhaite l’autorisation du major pour la manoeuvre. Celle-ci ne s’est pas faite avant l’opération étouffement.

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