« 2 MILLIARDS POUR AUGMENTER LA RÉSILIENCE DU BÉTAIL FACE AUX CRISES »

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ELEVAGE

La 6e édition de la Journée nationale de l’Elevage, instituée par décret présidentiel en février 2017, de l’Elevage a été présidée hier jeudi, 28 novembre, par le Chef de l’Etat, Macky Sall, à Kaël, dans le département de Mbacké. Sur le thème : « Promotion des cultures fourragères et amélioration génétique du cheptel : Créneaux porteurs pour l’emploi des jeunes et des femmes ». Ainsi, compte tenu des difficultés rencontrées par le secteur du fait des effets du changement climatique, entre autres, l’Etat du Sénégal a décidé d’accompagner ces acteurs. Car, l’occasion a été saisie par le président Macky Sall pour annoncer sa décision d’ajouter deux milliards F CFA notamment dans le fonds revolving dédié aux éleveurs.

« 8 milliards F CFA ont été déjà injectés dans la sauvegarde du bétail, a-t-il déclaré, repris par Le Soleil. Je me réjouis du fonds revolving, estimé à plus de 2,5 milliards F CFA, qui a été bien géré par les acteurs eux-mêmes. Dans les jours à venir, nous allons ajouter 2 milliards F CFA pour augmenter la résilience du bétail face aux crises. Le fonds sera porté à 4,5 milliards. Dans le budget 2020, le fonds de soutien sera doté de 3 milliards pour aider les éleveurs à résoudre le problème du financement dans le cadre de l’assurance agricole. » Selon lui, ledit secteur, en 2018, a contribué à hauteur de 4,4% du PIB, et 25,6% à la valeur ajoutée à l’agriculture.

Les cultures fourragères, l’alternative à la rareté des aliments de bétail

Par ailleurs, sur la question des aliments de bétail, le chef de l’Etat invite à s’intéresser aux cultures fourragères. Mais Abou Kane, le représentant des éleveurs du Sénégal, attire son attention sur les difficultés : « En plus du foncier, la production de semences fourragères (graines, boutures, souches), la faible disponibilité du foncier, et de l’eau surtout à Dakar et Thiès, le manque d’encadreurs qualifiés, la faiblesse des financements, et les difficultés d’accès aux intrants sont des écueils ». Dans ce sens, les techniciens préconisent alors de sécuriser le foncier et l’approvisionnement en eau pour les besoins exclusifs du programme ».

Impact du projet d’importation d’animaux à haut potentiel laitier

S’agissant de l’amélioration génétique, les experts plaident pour un programme prioritaire. Avec comme principes directeurs, la formation de généticiens ainsi que la préservation du patrimoine génétique des races locales.

Le constat est fait, à l’occasion de la journée, que les 2400 vaches importées ont contribué à hauteur de 12 % dans la production laitière nationale, dans le cadre du projet d’importation d’animaux à haut potentiel laitier, premier du genre en Afrique subsaharienne.

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