28E ÉDITION DE LA FIDAK : CE N’EST PAS ENCORE LE GRAND RUSH

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REPORTAGE AU CICES

La 28e édition de la Foire internationale de Dakar (Fidak) est lancée depuis le 5 décembre. La Fidak va se poursuivre jusqu’au 22 décembre 2019. Après une dizaine de jours de fonctionnement, le constat chez les exposants reste le même : les clients se font rare.

Il est 11heures, en cette matinée de samedi. Devant l’entrée principale du Cices, ce n’est pas l’affluence des grands jours de foire. Mais, on trouve au rendez-vous toutes sortes de catégories d’âges parmi les visiteurs. Certains enfants sont accompagnés par leurs parents. Adultes, jeunes ou enfants, il faut débourser 500 F avant d’accéder à l’intérieur du Cices. Trois guichets sont érigés en la circonstance au niveau de l’entrée des piétons.

Cette année, de grandes innovations ont été remarquées dans l’organisation de la foire. Contrairement aux éditions passées, il y a moins de pollution sonore. Seuls deux baffles sont accrochés à la porte principale pour les annonces publicitaires. Pas de marchands ambulants qui trainent. Les allées du Cices ont été totalement désencombrées.

Au niveau des pavillons, les tapis rouges sont déroulés. La sécurité est l’aspect le plus marquant en cette 28e édition de la foire. « Partout, il y a des agents de la gendarmerie. Cela veut dire que la sécurité est assurée et je vois aussi qu’il y a une certaine propreté. Je suis vraiment satisfait de ce je vois, ici », a laissé entendre, Mor Ngom, un visiteur accroché à l’entrée du Pavillon 1.

Même s’il y a une nette amélioration dans l’organisation de la foire, les exposants trouvent que cela devrait se traduire par un rush des clients. Depuis une dizaine de jours que la Fidak est ouverte, les visiteurs se font rare, selon ’’Maman Africa’’. Fatouma Traoré, de son vrai nom, est une exposante qui est venue du Mali pour vendre son Karité, pommades pour douleur et pour cheveux et des produits pour soigner l’hémorroïde.

Pas d’invité d’honneur

Teint clair, taille élancée, cette dame, assise confortablement sur une chaise dans son stand, au niveau du Pavillon Vert, lance un cri de cœur. « Nous voulons que la foire se réveille. Les clients ne viennent pas. On a qu’à trouver des solutions, parce que, les stands sont trop chers. J’ai acquis ma place à 1 million 500 mille Franc. Alors, les clients doivent venir. Sinon, nous allons fuir ». Même son de cloche chez Sidiki. Ce commerçant sénégalais expose des jouets. Mais, il n’a pas encore trouver son compte à la Fidak. Toutefois, Sidiki ne désespère pas. Pour lui, en matière de commerce, il ne faudrait jamais se décourager. « J’ai bon espoir que d’ici quelques jours, il y aura un rush », espère-t-il.

Pour cette édition, pas de pays hôte. Selon le Secrétaire général du Cices, El Amadou Diagne, le pays qui avait manifesté son intérêt s’est retiré au dernier moment. Mais, ce dysfonctionnement n’a nullement impacté l’organisation de la foire. « L’invité d’honneur est un plus à la foire. Mais ce n’est pas un élément intrinsèque dans son organisation. La preuve, le pavillon qu’occupait l’invité d’honneur est aujourd’hui entièrement occupé par d’autres exposants », nous a-t-il fait savoir. D’après M. Diagne, 29 pays sont actuellement représentés à la foire. Ce qui signifie, à son niveau, que la Fidak garde toujours son lustre d’antan.

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