57 MORTS DONT DEUX ENFANTS DANS UN NOUVEAU DRAME EN MÉDITERRANÉE

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EMIGRATION CLANDESTINE

Au moins 57 migrants se sont noyés dans un naufrage au large de Khoms. Selon le porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui donne l’information sur son compte twitter, vingt femmes et deux enfants figurent parmi les victimes.

"Les survivants qui ont parlé à notre personnel ont déclaré que 20 femmes et deux enfants faisaient partie de ceux qui ont perdu la vie", a ajouté l’OIM, en pointant "une autre tragédie" migratoire sur cette "route dangereuse".

Plus de 3 000 départs des côtes de la Libye, du Maroc et de la Tunisie au cours des dernières 72 heures

L’organisation n’a pas précisé la nationalité des survivants mais, selon les images qui ont été publiées, tous semblaient originaires de pays d’Afrique subsaharienne, rapporte le site infomigrants.

"Il y a eu plus de 3 000 départs des côtes de la Libye, du Maroc et de la Tunisie au cours des dernières 72 heures. D’autres tragédies sont à prévoir", a alerté l’envoyé spécial de l’agence des Nations unies pour les réfugiés, Vincent Cochetel, réagissant à l’annonce du drame.

Les départs de Libye pour tenter de rejoindre l’Italie sont en forte augmentation ces derniers mois. Le nombre de migrants décédés en mer en tentant de rejoindre l’Europe a plus que doublé cette année, a souligné mi-juillet l’OIM. Près de 900 personnes ont péri en Méditerranée, cette année.

Passeurs et trafiquants ont par ailleurs profité ces dix dernières années du climat d’instabilité qui a régné dans ce pays d’Afrique du Nord depuis la révolte de 2011 ayant entraîné la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

Le pays de quelque sept millions d’habitants est devenu la plaque tournante du trafic d’êtres humains sur le continent.

Des dizaines de milliers de migrants venus d’Afrique subsaharienne, en quête de l’eldorado européen, y sont la proie de trafiquants quand ils ne meurent pas en tentant la traversée.


"Risque très réel de torture et de violence sexuelle"

Le 15 juillet, l’envoyé spécial de l’ONU en Libye, Jan Kubis, a rappelé que "la Libye n’est pas un port de débarquement sûr". "Les États membres qui soutiennent les opérations de retour de personnes en Libye devraient revoir leurs politiques, en gardant à l’esprit que les migrants et les réfugiés continuent de faire face à un risque très réel de torture et de violence sexuelle s’ils sont renvoyés sur les côtes libyennes", a-t-il insisté.

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