83 À 132 MILLIONS DE PERSONNES SUPPLÉMENTAIRES AFFAMÉES

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Agriculture

« L’assistance humanitaire ne suffit pas à elle seule". L’alerte est lancée par le nouveau Vice-Président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Dominik Ziller, qui a pris ses fonctions lundi dernier, 3 août. A l’en croire, "nous ne sommes pas du tout sur la bonne voie pour atteindre l’objectif Faim zéro."

« Nous savons que la faim et la pauvreté vont fortement augmenter à cause de la COVID-19, en particulier dans les zones rurales. La plupart des ruraux dépendent en effet des chaînes d’approvisionnement agricoles pour gagner leur vie et s’alimenter. Or, celles-ci sont perturbées. L’assistance humanitaire ne suffit pas à elle seule. Si nous ne bâtissons pas des chaînes d’approvisionnement résilientes face aux crises, les gens continueront d’aller dormir le ventre vide », a-t-il indiqué.

D’après les données du rapport consacré à l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, publié le mois dernier, la faim a progressé ces cinq dernières années et, sous l’effet de la COVID-19, entre 83 et 132 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de la faim d’ici la fin de l’année.

Institution financière internationale et organisme spécialisé des Nations Unies, le FIDA a pour mission de lutter contre la pauvreté et la faim en milieu rural dans les pays en développement. De nationalité allemande, l’ancien Directeur général de la Coopération internationale pour le développement, au Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement, Dominik Ziller, prend ses nouvelles fonctions au FIDA à un moment crucial.

« Il y a cinq ans, la communauté internationale a fait une promesse lorsqu’elle a adopté les objectifs de développement durable. Nous ne sommes pas du tout sur la bonne voie pour atteindre l’objectif Faim zéro et il ne nous reste que 10 ans pour tenir notre engagement, a déploré Dominik Ziller. Cependant, nous ne pouvons pas croiser les bras et abandonner. Il nous faut persévérer. C’est pourquoi je suis très heureux de commencer à travailler au FIDA – une organisation qui, à mes yeux, peut véritablement aider à construire un monde libéré de la faim. »

La majorité des personnes les plus pauvres et les plus mal nourries de la planète vivent dans des zones rurales et leur gagne-pain dépend de l’agriculture et des activités s’y rapportant.

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