« A DAKAR, CERTAINES STRUCTURES DE SANTÉ N’ONT PAS DE MATÉRIEL DE STÉRILISATION… »

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SORTIE DU GOUVERNEUR

Après le ministre de tutelle, Abdoulaye Diouf Sarr, c’était au tour du Gouverneur de Dakar, Al Hassan Sall et certains acteurs de la santé de faire une série de visites dans dix structures de santé de Dakar. Leur objectif : s’enquérir des problèmes auxquels sont confrontés ces structures et y apporter des réponses.

A l’issue de leurs visites, c’est un diagnostic peu élogieux qui a été fait par le Gouverneur de Dakar. Face à la presse, en compagnie du médecin chef de Dakar et des acteurs du milieu, l’autorité administrative a listé les maux des hôpitaux de la capitale sénégalaise. Beaucoup de constatations ont été faites par la mission. Mais les « symptômes » dont souffrent ces établissements de restent les mêmes et tournent autour de trois problèmes : personnel et équipement insuffisants. Et Il s’y ajoute la vétusté de certains bâtiments. « Autant de questions qu’il faut prendre à bras-le-corps pour améliorer la prise en charge des patients » estime Al Hassan Sall.

Les membres de cette mission de 48 heures, ont, dans leur restitution ont insisté sur les deux premiers points. Le gouverneur estime qu’« il est important de doter ces services un personnel qualifié, suffisant et de relever leur plateau technique médical « en équipements de dernière génération qui pourraient régler les dysfonctionnements notés sur le terrain. »

Lors de leurs visites de terrain, les membres de la mission ont voulu surtout faire l’échographie de la prise en charge « de la mère et de son nouveau-né » a déclaré le professeur Marie Edouard Faye Diémé. Cette gynécologue- obstétricienne, parmi les universitaires de la mission, a souligné le fait qu’on consiste à une augmentation de la mortalité infantile et maternelle selon les dernières estimations dans la région de Dakar. L’une des raisons de cette situation, selon elle, est qu’il y a une insuffisance de structures capables de prendre en charge 24 heures sur 24 les urgences obstétricales et néonatales ». Le docteur regrette « l’existence, souvent, de blocs opérationnels non fonctionnels dans certaines structures de santé de la capitale. »

« Parmi les dix, il y a 6 structures de santé qui peuvent, dans les plus brefs délais, s’occuper des urgences obstétricales- néo-natales si leurs personnels sont revus à la hausse et leurs équipements complétés » a-t-elle poursuivit.
Dans leur diagnostic les membres de la mission ont décelé d’autres manquements encore plus graves. En effet dans certaines structures de santé de Dakar il n’y a pas de « matériels de stérilisation dans des blocs opératoires. »

L’heure est donc est la mobilisation estiment les membres de la mission. L’une de solutions pour venir à bout de tous ces problèmes est de créer une coalition. Celle-ci qui sera lancée « dès le 20 septembre prochain, va regrouper des intervenants de la santé qui veulent contribuer à améliorer ce secteur » a informé le gouverneur de Dakar. Ce système de mécénat va permettre aux entreprises, institutions, personnes de bonne volonté d’y participer a déclaré Al Hassane Sall. La mission en question va remettre au ministre de la santé et de l’action de sociale un rapport final de toutes leurs recommandations ou constatations.

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