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À J-6, LES GAMBIENS DÉVOILENT LEURS ATTENTES

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L’équipe d’Emedia au cœur de la présidentielle gambienne prévue le 4 décembre prochain. A J-6, les Gambiens ont exprimé leur souhait pour une élection paisible. La paix, ont-ils prôné au micro d’Emedia. La campagne électorale bat son plein. La guerre des affiches fait rage. Les équipes de campagnes des différents candidats sont sur le terrain pour tenter de persuader les indécis. Même si l’occupation du terrain est timide ce dimanche 28 novembre.

Il est 18 heures à Westfield, principal carrefour de la ville, à Serrekunda. Ara Kinteh, la soixantaine, munie de son chapelet, effectue sa promenade du soir. « Je prie pour que l’élection se déroule en paix », a-t-elle directement formulé. Joignant le geste à la parole, elle égrène son chapelet de prière.

Bien habillées et maquillées, Bintu Bah et ses copines se rendent à une réception. Interpellée sur la présidentielle gambienne, notre interlocutrice ralentit le pas, se laissant distancer par ses accompagnatrices pour s’exprimer, lançant le même appel. « Qu’on vote en paix », a-t-elle souhaité. De son côté, a-t-elle relevé, elle attend juste le jour du scrutin pour voter.

Chômage et pouvoir d’achat

Après les impacts négatifs de la Covid-19, le nouveau président est attendu pour des solutions de sortie de crise. Pour Mohamed Ndaw, 26 ans, il devra régler le chômage des jeunes.

« Les candidats font beaucoup de promesses mais nous on ne veut plus de la violence. C’est vrai que le règne de Barrow a été paisible, vraiment. Mais, les jeunes veulent travailler. Ils souffrent du chômage. Moi qui vous parle, je conduis un taxi alors que je suis formé en réseaux et télécoms. Aujourd’hui, je suis obligé de conduire un taxi », souligne-t-il.

D’autres, comme Bintu Goudiaby, espèrent la réduction du coût de la vie.

Battu en 2016, Yahya Jammeh avait refusé de quitter le pouvoir, entraînant une intervention militaire de la CEDEAO, pour permettre au président élu et candidat à sa propre succession, Adama Barrow, de prendre ses fonctions, en janvier 2017.

Yahya Jammeh vit en exil en Guinée Équatoriale.

Dié BA, envoyée spéciale à Banjul

29 novembre 2021


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