À MON JEAN MEISSA

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HOMMAGE POSTHUME

L’enterrement de Jean Meissa Diop est prévu, ce mardi, dans son Ndiaganio natal. J’ai eu la chance de coucher mes premières phrases dans la presse sur le journal qu’il dirigeait, Walf Grand Place. Bon Dirpub, Jean Meissa Diop était aussi un bon pédagogue. En lui, on sentait l’incarnation du professionnalisme. Avec Jean Meissa, on a l’amour et le goût d’un travail journalistique bien fait. À mes débuts dans ce noble métier, je ne pouvais pas avoir un meilleur formateur que lui. Il est une perle rare. Jean Meissa Diop est assurément au panthéon du journalisme au Sénégal.

Jeune stagiaire dans ce quotidien du Groupe Walf’, j’avais envie de briller dans la profession. Jean me donna l’occasion de m’exprimer. Il ne se limitait pas à m’envoyer sur le terrain. Souvent, au retour d’une couverture, il prenait la peine de m’appeler dans son bureau. Une séance de briefing s’en suivait. C’était une manière pour lui de savoir comment je comptais aborder mon sujet. Si j’avais choisi les bons angles. Avais-je pris contact avec les bonnes sources ? Après cette étape, arrivait l’épreuve fatidique, mais croustillante, de la correction. Avec Jean, aucun détail ne passait. L’objectif final, celui de rendre digeste l’article. Jean était humble et modeste.

Sa maîtrise de la langue de Molière est hors norme. Jean Meissa savait placer les mots justes. En bon enseignant, il maîtrisait les bonnes expressions. Jean avait le sens de bonnes accroches. Son seul et unique viatique : une information juste et vrai. "Il lui arrivait de redonner vie à des expressions tombées dans l’oubli ou péjorées par des usages", vous avez raison M. Mamadou Ndiaye (Emedia). Jean avait la magie de donner vie à nos textes. Avec lui, j’étais sûr d’avoir un rendu impeccable.

Pour les journalistes de ma génération, Jean Meissa Diop est une référence. Un repère à l’orthodoxie. Merci pour tout !

Que la terre de Ndiaganio, où il repose éternellement, lui soit légère.

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