A. Wade encourt 15 ans de travaux forcés

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VOL EN RÉUNION

Aboubacar Wade risque une peine de 15 ans de travaux forcés. Il a été attrait, ce mardi, devant la barre de la Chambre criminelle de Dakar pour les faits de vol en réunion et usage d’arme. Des faits qu’il a battus en brèche même si le procureur estime qu’ils ne souffrent d’aucune contestation. Car, pour le maitre des poursuites, l’accusé a choisi « d’être un bandit ».

En effet, les faits pour lesquels Aboubacar Wade est jugé remontent au 29 avril 2014. Ce jour-là, des Sapeurs-pompiers se sont présentés au commissariat de Grand Yoff pour mettre à leur disposition les nommés Diarga Momar Diouf (Partie civile) et Aboubacar Wade (accusé). Ils présentaient, tous les deux, des blessures. Interrogé, le sieur Diouf a fait savoir qu’il a été victime d’une agression. Trois personnes armées de coupe-coupe, dit-il, l’ont attaqué alors qu’il se rendait, vers 6 heures du matin, à son lieu de travail. Ils lui ont ainsi dépouillé de la somme de 75 000 francs CFA, des bijoux et sa tenue de travail.

Malgré des blessures au niveau de son avant-bras droit, il dit réussir à maitriser l’un des assaillants tandis que les deux autres avaient pris la clé des champs en emportant le sac, contenant ses affaires. Pour sa part, Aboubacar Wade a rejeté les faits qui lui sont imputés en jurant sur le saint Coran qu’il n’est pas un agresseur. Selon lui, le plaignant l’a confondu avec les agresseurs. Diarga Momar Diouf réclame 105.000 francs CFA en guise de dommages et intérêts. L’avocat de la défense, Me Alioune Badara Fall a, à titre principal, plaidé l’acquittement au bénéfice du doute et, subsidiairement, une application bienveillante de la loi pénale. L’affaire est mise en délibéré pour le verdict qui sera rendu le 15 janvier prochain.

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